January 27, 2026

"Si on arrête l’usine, elle ne redémarrera pas" : à la place d’une grève, les salariés de Fibre Excellence appellent à la mobilisation ce samedi à Saint-Gaudens

l’essentiel
Face à la menace de fermeture qui plane sur l’usine Fibre Excellence, les salariés donnent rendez-vous ce samedi 31 janvier à 14 heures, place Jean-Jaurès, à Saint-Gaudens

Les salariés de l’usine Fibre Excellence appellent à une grande mobilisation ce samedi 31 janvier à Saint-Gaudens. Le rendez-vous est fixé à 14 heures, place Jean-Jaurès. Un tour de ville est prévu pour alerter la population sur l’avenir du site industriel. Les commerçants sont invités à baisser symboliquement le rideau pendant une heure en signe de soutien à l’usine et à l’ensemble de la filière bois-papier locale.

À lire aussi :
“Dans deux mois on n’existe plus” : Fibre Excellence menacé de liquidation, 10 000 emplois en danger… à Saint-Gaudens, un risque de fermeture

Seul producteur national de pâte à papier marchande, le groupe, détenu par un industriel indonésien, traverse aujourd’hui une crise majeure. Sans intervention rapide de l’État, la continuité de l’activité pourrait être compromise dès la fin du mois de mars, alertent les représentants du personnel. L’usine représente un poids économique majeur pour le territoire, puisqu’elle fait vivre plus de 5 000 emplois indirects.

À lire aussi :
“L’heure est grave” : face au risque de fermeture de Fibre Excellence à Saint-Gaudens, les élus se mobilisent pour faire pression sur l’État

Malgré l’urgence de la situation, la grève ne semble pas être une option. “Si on arrête l’usine, elle ne redémarrera pas”, alertent les représentants syndicaux. Ce samedi, les salariés appellent la population à se joindre massivement au rassemblement afin d’envoyer un signal fort aux pouvoirs publics.

La mobilisation est également importante du côté des élus locaux. Mairie et intercommunalité se sont engagées aux côtés des salariés et multiplient les démarches auprès de l’État pour défendre l’avenir du site. Ils demandent à l’État de réviser à la hausse, et sans délai, le contrat de rachat d’électricité, jugé indispensable à la survie de l’usine. Pour l’heure, aucune décision n’a encore permis de lever les incertitudes.

source

TAGS: