Si Mazamet sait qu’il va devoir empocher des points à l’extérieur pour figurer dans les quatre, il aurait préféré débuter cette mission, en 2026, autre part qu’à Saint-Sulpice-sur-Lèze, où il se rend ce dimanche 18 janvier.
Retour en terrain connu. Mais pas forcément accueillant. Loin de nous l’idée d’écrire que Mazamet et Saint-Sulpice-sur-Lèze nourrissent un fort antagonisme l’un envers l’autre. “On se côtoie depuis un paquet de saisons, donc on se connaît bien. On a d’excellentes relations et on est toujours heureux d’aller jouer chez l’un et l’autre”, partage Dorian Alquier, le manager mazamétain. On est à l’opposé de l’hostilité que peuvent réserver certaines enceintes, mais le stade Gaston-Sauret, où iront les Tarnais ce dimanche 18 janvier, n’est pas réputé pour être l’endroit le plus favorable afin de s’imposer.

Et de victoires loin du Tarn, le Sporting en aura besoin dans cette seconde partie de saison s’il veut gagner son strapontin dans les quatre premiers de la poule, pour un barrage à domicile. “On sait qu’on va devoir en passer par là. Disons que pour entamer cette mission, on aurait aimé que ce soit ailleurs qu’à Saint-Sulpice. Il y a des lieux plus ”faciles”, ou des périodes comme celle avant la trêve”, rumine toujours Alquier au sujet de cet enchaînement de deux revers en décembre, notamment le premier à Saint-Girons (21-29).
Pas de pression, sauf pour le contenu
Les deux adversaires du week-end se suivent au classement – l’USSS est 3e avec 45 points, le SCM 4e avec 42 unités –, et cela va évidemment aiguiser la défiance des Vert et Rouge, battus par les Bleu et Noir en Haute-Garonne la saison passée. “Les dynamiques sont différentes. L’an passé, on était 7es, pas dans un cercle positif. Cette fois, on sera plus attendu du fait de notre classement, mais aussi parce que Saint-Sulpice reste sur deux revers de rang à Céret dimanche dernier (17-23) et contre Gaillac à domicile avant la trêve (10-21)”, avertit le manager.
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De quoi aussi dégager toute pression qui pourrait se glisser sur les épaules d’une formation mazamétaine que Dorian Alquier ne juge “pas encore à 100 % dans ce qu’elle est capable de développer”. “On n’est pas forcément attendu là-bas, donc on voudra avant tout produire quelque chose, avoir du bon contenu, souhaite-t-il. Mais il ne faut pas que ça soit comme à L’Isle-Jourdain.” Dans le Gers, les Tarnais avaient encaissé plus de 50 points (6-54). Et cela, plus personne ne veut le revivre.

