Habitués aux secours périlleux en haute montagne, les gendarmes du PGHM de l’Ariège sont mobilisés depuis plusieurs jours pour tenter de retrouver un chien de chasse bloqué dans un secteur escarpé près de Larnat. Une mission rare, technique et risquée, menée aussi pour éviter que les propriétaires ne se mettent en danger.
Ils sont habitués à porter secours aux randonneurs égarés ou blessés. Mais, en Ariège, les gendarmes du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) sont aussi régulièrement appelés pour des missions plus inattendues : sauver des animaux en difficulté, parfois au péril de leur propre vie.
Depuis trois jours, les militaires du PGHM de Savignac-les-Ormeaux sont mobilisés dans le secteur escarpé de Larnat, à la recherche d’un chien de chasse bloqué en montagne. “On y a été hier, mais on ne l’a pas trouvé”, confie le lieutenant Jean-Marc Galin, à la tête de l’unité.
Une dizaine par an
Ces interventions restent relativement rares, mais pas exceptionnelles. “On doit en faire une dizaine par an”, précise le chef du peloton. “Ce n’est pas un dû, mais si on peut, on le fait pour rendre service”, insiste-t-il. L’objectif est double : secourir l’animal, mais aussi éviter que son propriétaire ne prenne des risques inconsidérés pour tenter de le récupérer seul. “Ils n’hésitent pas à se mettre en danger pour tenter de secourir leurs chiens. Ces animaux ont une grande valeur pour eux”, souligne le lieutenant.
Pour localiser l’animal, les gendarmes peuvent s’appuyer sur la technologie. De nombreux chiens de chasse sont aujourd’hui équipés de colliers GPS. “Les propriétaires les suivent à la trace grâce à leur téléphone et peuvent connaître leur position précisément”, explique le militaire. Mais encore faut-il pouvoir accéder à la zone. “Hier, le terrain était vraiment raide. Soit on est passé à côté, soit il était mort et on ne l’a pas vu. Il ne faut pas oublier qu’il y a des buis, c’est très escarpé… ce qui rend la progression avec les cordes très compliquée sur plusieurs mètres”.
“Ils ne sont pas comme nous”
Il faut dire qu’en suivant le gibier, ces chiens ne sont pas à l’abri d’une chute. “Ils ne sont pas comme nous. Eux, ils peuvent tomber de 20 ou 30 mètres, se frottent un peu et repartent. En revanche, ils peuvent se retrouver bloqués”, détaille le lieutenant Jean-Marc Galin. Des missions parmi les plus délicates du métier. “Avec nos cordes, nous essayons de les récupérer. C’est vraiment très technique, presque le plus technique que nous ayons à faire”, confie-t-il.
Autre difficulté : le comportement imprévisible de l’animal. “Parfois, ils ne veulent pas se laisser approcher”, ajoute le lieutenant. Une contrainte supplémentaire pour des gendarmes de haute montagne, décidément prêts à tout pour sauver des vies… humaines ou animales.

