Dans une interview donnée en amont de ce début de saison 2026, Ben Healy, vainqueur de la 6e étape et porteur du maillot jaune sur ce Tour de France 2025, a livré son avis sans détour sur le dopage dans le cyclisme.
Ben Healy a pris une tout autre ampleur durant cette saison 2025. Le coureur de la EF-Education First est devenu cet été le premier Irlandais à porter le maillot jaune depuis Stephen Roche en 1987. Ce dernier lui a d’ailleurs envoyé un message pour le féliciter pour cet accomplissement, ce qui, de son propre aveu, l’a beaucoup touché. Il a d’ailleurs poursuivi sur cette lancée en allant décrocher une 3e place aux Mondiaux au Rwanda derrière les ogres Pogacar et Evenepoel.
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Forcément, au vu de ce nouveau statut, chacune de ses prises de parole est d’autant plus scrutée. Ce samedi 3 janvier, il s’est ouvert à l’Irish Mirror, un média irlandais, sur cette saison exceptionnelle et sa vision de son sport. “Dans n’importe quel sport, je pense qu’il est impossible de dire : “c’est 100 % propre”, affirme le vainqueur de la 6e étape de cette édition 2025 de la Grande Boucle lorsqu’il est interrogé sur la vitesse toujours croissante dans le cyclisme (au point que le peloton roule aujourd’hui plus vite qu’à l’époque de Lance Armstrong).
Un changement dans la façon de courir mis en avant
“Ce n’est pas pour discréditer le sport et les dirigeants qui font tout pour essayer de le garder propre et d’attraper les gens”, promet Ben Healy. Il prend d’ailleurs pour exemple le cas d’Oier Lazkano, champion d’Espagne 2023 récemment suspendu pour des irrégularités sur son passeport biologique, pour prouver que les instances mettent en place des mesures.
“Tout le monde est testé à fond et assez souvent pour être honnête, potentiellement même plus que d’autres sports”, considère l’Irlandais. Pour lui, l’augmentation de la vitesse moyenne s’explique par “l’équipement” qui a selon lui, drastiquement changé même par rapport à un passé récent (il cite sa “première année chez les moins de 23 ans). “Les vélos avec lesquels nous courrons aujourd’hui, c’est le jour et la nuit”, considère le médaillé de bronze mondial qui n’occulte pas néanmoins un changement dans “la façon de courir”. Il cite notamment le “train de la UAE avec leurs coureurs qui tirent la course à la vitesse maximale possible un par un”.

