January 1, 2026

D’où viennent ces mystérieuses chaussures retrouvées échouées par centaines ?

l’essentiel
Lors d’une opération de nettoyage sur le littoral du Vale of Glamorgan, au sud du pays de Galles, des bénévoles ont mis au jour un véritable trésor archéologique. Plus de 400 chaussures noires, vieilles de plus de 150 ans, rejetées par la mer, ont été découvertes.

Ce qui ne devait être qu’une simple collecte de déchets marins s’est transformé en enquête historique. Les équipes de Beach Academy, une organisation dédiée à la restauration des écosystèmes côtiers, ont extrait plus de 400 chaussures de cuir noir des sédiments au sud du pays de Galles, sur le littoral du Vale of Glamorgan. Pour la seule journée du jeudi 18 décembre, près de 300 pièces ont été récupérées directement sur la plage d’Ogmore-by-Sea, rapporte le New York Post
Selon Emma Lamport, fondatrice de Beach Academy, l’origine de ces objets ne fait que peu de doute. La théorie la plus solide mène au naufrage du Frolic, un navire qui s’est fracassé il y a un siècle et demi sur le rocher de Tusker (Tusker Rock).

Un “cimetière d’épaves”

Ce récif, situé à moins de deux milles au sud-est d’Ogmore, est tristement célèbre comme un “cimetière d’épaves”. Le nom du rocher lui-même évoquerait Tuska, un chef viking ayant autrefois colonisé la région. Le Frolic transportait à l’époque une cargaison de marchandises en provenance d’Italie, dont ces fameuses chaussures.

Si ces vestiges refont surface aujourd’hui, c’est grâce aux caprices de la nature. “Elles ont été emportées dans la rivière Ogmore et réapparaissent de temps en temps, particulièrement lorsque les berges subissent une forte érosion”, explique Emma Lamport.

Malgré l’ampleur de la découverte, le travail ne fait que commencer. Beach Academy, qui a déjà retiré plus de 12 000 déchets de la zone, estime n’avoir fait qu’effleurer la surface. L’objectif reste de libérer les rochers et les sédiments de ces débris anciens pour permettre aux habitats naturels des mares résiduelles de retrouver leur état d’origine.

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