January 1, 2026

Pourquoi certaines voitures doivent avoir une plaque rose à partir de ce 1er janvier 2026 ?

l’essentiel
À partir de ce jeudi 1er janvier 2026, des plaques d’immatriculation roses vont être obligatoires sur certaines voitures circulant en France. On vous explique pourquoi.

Elles sont là. Après un arrêté publié le 2 décembre dernier au Journal officiel, de nouvelles plaques d’immatriculation vont apparaître sur les routes françaises à compter de ce jeudi 1er janvier.

#SécuritéRoutière #fraude ud83dude97 | Une nouvelle couleur de plaque d’immatriculation sur les routes pour limiter les fraudes.

u27a1ufe0f A partir du 1er janvier 2026, des plaques d’immatriculations spécifiques de couleur rose seront apposées sur les véhicules faisant l’objet d’une… pic.twitter.com/kv3FoWWo6j

— Préfet de la Moselle (@Prefet57) December 29, 2025

Les plaques WW, utilisées pour les véhicules neufs en attente de carte grise définitive ou importés de l’étranger, ainsi que les plaques W garage, réservées aux professionnels de l’automobile, devront désormais adopter un fond rose avec des caractères noirs.

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Lutter contre les fraudeurs

L’objectif de cette mesure est clair : faciliter l’identification et le contrôle des véhicules en immatriculation provisoire par les forces de l’ordre, notamment afin de mieux vérifier la période de validité de ces plaques temporaires, dont certains usagers continuent de se servir après expiration.

Outre leur couleur rose, pensée pour attirer immédiatement l’attention, les nouvelles plaques afficheront désormais le mois et l’année de fin de validité sur leur partie droite, en lieu et place de la région et du numéro de département.

Voilà à quoi vont ressembler ces nouvelles plaques.
Voilà à quoi vont ressembler ces nouvelles plaques.
Sécurité routière

Cette réforme concerne plus de 400 000 immatriculations provisoires WW et W garage chaque année, selon Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur. Si la fraude reste qualifiée de “marginale” par les autorités, le ministère reconnaît néanmoins qu’elle s’est accentuée ces dernières années, justifiant le déploiement de nouvelles mesures pour “juguler et réduire ce fléau”.

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23 000 plaintes pour usurpation de plaques en 2023

À l’origine de cette évolution réglementaire se trouve une proposition de l’association 40 millions d’automobilistes, qui alertait depuis plusieurs années sur les dérives liées à l’usage des plaques temporaires. Certains propriétaires peu scrupuleux conservaient en effet leurs plaques provisoires au-delà de leur période de validité, permettant à des contraventions d’être indûment imputées à d’autres automobilistes dont les numéros avaient été réattribués.

Par ailleurs, de nombreuses plaques provisoires échappaient au circuit de destruction réglementaire pour alimenter des réseaux de fabrication de fausses plaques. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 23 000 plaintes pour usurpation de plaques ont été enregistrées en 2023. Ce type de délit est fréquemment utilisé pour masquer l’usage de véhicules volés et peut également s’inscrire dans des réseaux de recel de véhicules, voire de criminalité organisée.


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