January 1, 2026

INFO LA DEPECHE. Un nouveau cas de DNC détecté dans les Pyrénées, une centaine de vaches bientôt abattues ?

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Selon nos informations, un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) aurait été détecté dans une exploitation de l’est de l’Ariège. Plus d’une centaine de bêtes seraient condamnées.

Selon nos informations, un nouveau cas suspect de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) aurait été détecté dans une exploitation agricole installée dans une commune de l’Est de l’Ariège, a-t-on appris ce 1er janvier 2026. Une annonce qui, si elle venait à être confirmée, pourrait raviver les tensions dans un département déjà sous pression.

Pour rappel, un premier cas de DNC avait été détecté le mardi 9 décembre 2025, au Gaec de Mouriscou, aux Bordes-sur-Arize. Point de départ d’une mobilisation agricole qui s’est propagée sur tout le pays pour dénoncer la stratégie de l’État d’abattage total. Contactés, les services de l’État en Ariège n’ont pas confirmé ce nouveau cas. Ils indiquent ne pas être en mesure de communiquer à ce stade et renvoient vers le ministère de l’Agriculture.

Une situation explosive

Cette suspicion intervient dans un contexte social particulièrement tendu. Depuis lundi, près d’une centaine d’agriculteurs bloque le tunnel de Foix, dénonçant les conséquences sanitaires et économiques de la gestion de la crise.

L’apparition d’un nouveau cas, dans cette exploitation, risquerait de remettre le feu aux poudres, alors que les discussions entre les représentants du monde agricole et les autorités peinent à apaiser les craintes. Une rencontre est d’ailleurs prévue le 5 janvier avec le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Le spectre d’un abattage total

Un abattage total du cheptel dans l’exploitation concernée, comme cela a déjà été le cas au Gaec de Mouriscou aux Bordes-sur-Arize, pourrait donc à nouveau se reproduire. Un scénario d’autant plus incompris par certains éleveurs, d’autant plus que le cheptel ariégeois serait presque intégralement vacciné.

De son côté, la Coordination rurale s’engage à respecter la volonté de l’éleveur qui ne souhaite pas s’opposer à l’abattage des vaches de son cheptel. Néanmoins, une réaction du syndicat serait attendue.

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Malgré la grogne paysanne, l’État reste intransigeant sur le protocole sanitaire. “Aujourd’hui, le message scientifique est clair. Il n’y a pas d’autre solution que l’abattage total pour endiguer la maladie”, a confié Hervé Brabant, le préfet de l’Ariège, dans nos colonnes. Ainsi, pour l’heure, même si le troupeau est vacciné, il n’échappera pas à l’abattage total si un cas de DNC est découvert. “Cette maladie est un fléau, il y va de la survie du cheptel français. Ce n’est pas du tout une maladie anodine”, tient à rappeler le préfet.

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