Pour Noël et le Nouvel An, de nombreux Gersois privilégient les produits locaux. Entre attachement au terroir, soutien aux agriculteurs et recherche de qualité, cette tendance s’affirme sur les tables gasconnes.
Des menus qui mettent l’eau à la bouche. Cette année encore, de nombreux Gersois ont mis les petits plats dans les grands pour les fêtes de fin d’année. Et les produits locaux semblent se faire une place de roi au centre des tables décorées de ceux qui célèbrent Noël et le jour de l’An.

“On a fait un repas totalement gascon, énumère une fillette. Confit de canard avec des patates sautées dans la graisse de canard, magret, salade gersoise…” Dans les assiettes de cette famille pour le repas de Noël, la grande majorité des mets provenaient de producteurs locaux. “Ils sont à côté de chez nous, donc on sait d’où viennent les produits”, explique Emilie, la mère de la petite gourmande. “En grande surface, ils peuvent venir d’autres pays… En plus, on a de la chance de vivre dans un endroit où on a tout !” Une position renforcée par la situation dénoncée par les agriculteurs depuis bientôt trois semaines. “C’est sûr que ça consolide notre conviction.”
74 % des foyers consommeraient local
Emilie est loin d’être la seule à choisir le local pour ces grandes occasions. Selon une étude de l’entreprise de sondages Ipsos, en 2024, 74 % des personnes interrogées assuraient consommer souvent ou toujours des produits locaux pour les fêtes de fin d’année.
Magret d’un producteur d’Aux-Aussat, gigot d’agneau acheté chez un boucher de Mirande, gratin dauphinois maison… Le réveillon de Noël de Sandrine* aussi a rimé avec produits du terroir. “Nous faisons toujours ça”, assure la Gersoise. La raison de ce positionnement est toute simple. “C’est meilleur.”
“C’est important de manger local, si on peut”
Jean-Pierre, lui, ne fait, cette année, ni repas de Noël ni réveillon de la Saint-Sylvestre. Pompier volontaire, il travaille pour les deux événements. “Mais pour Noël, on a quand même marqué le coup, en petit comité, à la caserne,” reconnaît le Gersois. Toasts au saumon et foie gras, vin blanc… “Nous avons des amis agriculteurs, donc nous avons tout ramené.” Le secouriste indique essayer de privilégier les plats locaux, même quand il n’est pas dans le Gers. “J’ai de la famille dans le Nord : quand on passe les fêtes là-bas, on mange du local du Nord, rigole-t-il. C’est important de manger local. Si on peut…”
Le coût de certains mets peut en effet représenter un frein. D’après la neuvième édition de l’enquête de Cofidis, “Les Français et Noël”, les Français dépenseraient en moyenne 123 € pour le repas de Noël. Si certains produits ont connu une baisse de leurs prix ces dernières semaines, d’autres comme les pommes noisette, les Saint-Jacques surgelées et le chocolat ont, eux, augmenté. Mais les Gersois semblent vouloir, en cette période, vouloir tout de même privilégier des produits de qualité et de proximité. À l’instar de Jérôme : “Consommer local est souvent plus cher qu’en grande surface. Mais pour Noël, on fait une exception et, surtout, on se fait plaisir.”

