November 27, 2025

Il traite son Directeur Général de "salopard", la justice annule son licenciement

l’essentiel
Un préparateur physique d’une équipe de football a contesté la rupture de son contrat après avoir tenu des propos injurieux envers son Directeur Général. La justice a jugé cette décision disproportionnée.

Tout commençait comme un parcours classique pour ce préparateur physique, recruté pour travailler auprès de l’équipe première d’un club de football. Mais, à la surprise de tous, sa direction décide de l’affecter au centre de formation, une réorganisation qu’il considère comme une dégradation par rapport à son rôle initial, rapporte Le Figaro.

Face à cette décision qu’il juge injuste, le salarié exprime sa frustration. Dans un échange avec le Directeur Général, il laisse échapper des mots forts. Il va jusqu’à reprocher à ses supérieurs un “comportement que je qualifierais de salopard”. Il enregistre aussi l’échange avec son DG à son insu.

Le CDD rompu

Pour l’employeur, ce comportement constitue une faute grave. Le CDD est rompu par anticipation, et le litige prend le chemin des tribunaux. Mais la Cour de cassation va juger autrement. Selon la haute juridiction, les propos, bien qu’excessifs, n’ont été adressés qu’au Directeur Général et n’ont pas été rendus publics. De plus, ils interviennent dans un contexte de contestation d’une modification imposée du contrat, et l’enregistrement clandestin, qui n’a finalement pas été produit au procès, ne constitue pas en soi une faute grave. Une décision qui pourrait faire jurisprudence.

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