La consultation publique sur la première demande d’autorisation environnementale de la LGV Bordeaux-Toulouse suscite une opposition. Vingt-huit associations et 230 élus, dont six du Lot-et-Garonne, ont demandé sa suspension.
Depuis le 27 octobre dernier, les Lot-et-Garonnais sont invités à participer à une consultation en ligne sur la première demande d’autorisation environnementale de la LGV Bordeaux-Toulouse. Elle concerne les investigations préalables (sondages géotechniques et diagnostics archéologiques) le long du tracé de la future LGV. Cette participation du public par voie électronique (PPVE) se terminera le 26 novembre.
Stop LGV 47 a récemment annoncé que 28 associations et 230 élus du grand Sud-Ouest, dont 6 du Lot-et-Garonne (*), ont demandé la suspension sine die de cette PPVE, dans un courrier adressé le 17 novembre aux quatre préfets du Sud-Ouest concernés par ce dossier.
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« Ce courrier se fait l’écho de l’opposition massive rencontrée par ce projet à l’échelle des communes concernées, explique Stop LGV 47 qui dénonce “un procédé qui permettrait d’obtenir, dès le 1er décembre, les dérogations nécessaires à des investigations préalables – soit le défrichement de plus de 1 000 hectares – en anticipant dangereusement sur les préconisations et le rapport du Conseil d’Orientation des Infrastructures.”
Une forte mobilisation
Dans cette missive, les opposants rappellent que des élus, informés de cette PPVE en juillet, avaient signalé « l’impossibilité d’étudier sérieusement un dossier technique de 25 000 pages dans un si court laps de temps, sans parler de la période estivale sans conseils municipaux programmés afin de délibérer. »
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De plus, ils estiment que le dossier en ligne n’est pas accessible facilement à une partie de la population concernée (près d’une personne sur quatre touchée par l’illectronisme dans les zones rurales). « Des lacunes majeures du dossier ont aussi été révélées par les instances indépendantes qui ont eu à l’analyser cet été. Et les réponses laconiques de la SNCF n’ont pas su répondre depuis aux questions essentielles posées par le Conseil National de la Protection de la Nature et l’Autorité environnementale en matière de bilan carbone du projet. »
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La consultation est aujourd’hui toujours ouverte, et l’analyse des contributions en ligne révèle une forte mobilisation des opposants.

