À Vancouver, la demande d’une escorte de sécurité renforcée pour Gianni Infantino a été refusée par la police locale, relançant les critiques contre un président de la Fifa accusé d’incarner un pouvoir toujours plus distant du football populaire
Gianni Infantino n’avait sans doute pas besoin d’une énième polémique. Pourtant, à l’heure où la Fifa tient son 76e congrès à Vancouver, au Canada, son président se retrouve sous le feu des critiques. D’après le New York Times, l’entourage du dirigeant italien a sollicité une escorte complète afin de lui permettre de se déplacer sans interruption dans la ville, y compris en traversant les feux de circulation. Une demande refusée par la police de Vancouver.
Le dispositif réclamé correspondait à une escorte comparable à celle dont peut bénéficier Donald Trump. De quoi nourrir l’image d’un patron de la Fifa soucieux d’un traitement quasi présidentiel.
Infantino, une personnalité de plus en plus décriée
La Fifa l’assure, Infantino n’était pas directement impliqué dans cette demande. À moins de deux mois de la Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, l’épisode renforce le malaise autour d’une institution souvent critiquée pour ses choix et sa gouvernance.
Depuis son arrivée à la tête de la Fifa en 2016, Gianni Infantino a bâti son pouvoir sur une promesse de rupture avec l’ère Blatter. Dix ans après, la rupture ne semble pas avoir existé et il apparaît lui aussi comme une personnalité clivante, notamment avec son choix personnel de nommer le président américain Donald Trump prix Fifa pour la paix. Un choix qui semble encore plus ridicule a posteriori avec la guerre en Iran déclenchée par Trump.
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Le Maroc, prochain théâtre d’un enjeu de pouvoir à la Fifa
Le prochain grand rendez-vous de la Fifa pourrait être encore plus important. Le Maroc est annoncé comme pays hôte du congrès électif de la Fifa en 2027 à Rabat, durant lequel l’avenir d’Infantino à la tête de l’instance sera remis en jeu. Il devrait viser un nouveau mandat, ce qui le conduirait à rester en poste jusqu’en 2031.
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Pour le Maroc, devenu central dans la géopolitique du football mondial, notamment avec l’organisation de la CAN 2025 et du Mondial 2030, l’événement serait une nouvelle consécration. Pour Infantino, il pourrait devenir le théâtre d’une consolidation supplémentaire de son pouvoir. Mais aussi celui d’une contestation encore plus visible.

