Quand Charles III nargue Donald Trump, Emmanuel Macron s’invite dans la danse. Lors d’un dîner d’État, le souverain britannique a rappelé avec malice que sans Londres, les Américains parleraient français. Une sortie aussitôt validée par un président français très amusé sur les réseaux sociaux.
Il a pris la balle au rebond… Il n’a pas fallu longtemps pour qu’Emmanuel Macron saisisse au vol la petite pique que le Roi Charles III a assénée à Donald Trump. Face au président américain, le monarque britannique a signifié que les Américains parleraient français si les Britanniques n’avaient pas colonisé eux aussi l’Amérique du Nord : “Vous avez récemment déclaré, Monsieur le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l’allemand. Oserais-je dire que sans nous vous parleriez français”, a affirmé ce mardi 28 avril – non sans malice – le souverain britannique lors d’un dîner d’État organisé à la Maison Blanche, face à un public hilare.
Pas de quoi laisser Emmanuel Macron de marbre : le président français a réagi sur le réseau social X, repartageant par ailleurs le discours du roi Charles III.
“That would be chic (comprenez “ce serait chic”), a commenté le chef d’État. La séquence a également été partagée par le compte de l’Élysée avec le commentaire suivant : “Si jamais… Rendez-vous au prochain sommet de la francophonie”.
“Vous parleriez allemand et un petit peu japonais”
Le roi Charles III est actuellement en déplacement aux États-Unis. Lors de sa prise de parole ce mardi, le monarque britannique faisait référence aux propos tenus par le locataire de la Maison Blanche en janvier dernier lors du sommet de Davos : Donald Trump s’adressait alors aux Européens, estimant que sans le soutien des Américains lors de la Seconde Guerre Mondiale, “vous parleriez allemand et un petit peu japonais”.
Charles III est revenu sur le sulfureux dossier de la salle de bal à 400 millions de dollars, envisagée par Donald Trump : “Je suis au regret de dire que nous, les Britanniques, avons bien sûr tenté notre propre projet de réaménagement immobilier de la Maison-Blanche en 1814”, a nargué le monarque.

