Les Columérins Patrick Escaich, Pierre Coumin et Philippe Faurel se sont emparés de la couronne, la semaine dernière, à Miremont, à l’issue du championnat de Haute-Garonne vétérans en triplette masculine. Un bel aboutissement pour cette équipe.
« Jamais deux sans trois », dites-vous ? Oui, mais pas dans le sens que l’on imagine. Pourtant, jeudi dernier, quand Jean-Michel Martinez, Jacques Rouaix et Jean-Louis Gourse ont pris un éphémère avantage (6-5), d’aucuns ont pensé à un énième remake du scénario faisant la part belle au méchant adage figurant en préambule.
Et pour cause. Kharbouch, Moussa et Kada ne s’étaient-ils pas inclinés à deux reprises, à quelques semaines d’intervalle ? Mais si les sessions se suivent, leurs épilogues respectifs ne se ressemblent pas forcément. Ainsi, assez logiquement d’ailleurs aux dires des suiveurs les plus neutres, les Columérins se sont réapproprié le contrôle des opérations. Escaich, Faurel (« Minou », en l’occurrence) et Coumin sont montés sur le pavois miremontais.
Alors, jamais deux sans trois, vraiment ? Oui, car le rendez-vous hexagonal, il faut le savoir, est programmé les 19 et 20 août prochains à Saint-Yrieix-sur-Charente.
2017 : un premier jalon en banlieue d’Angoulême
Un site susceptible de rappeler d’excellents souvenirs au dernier nommé et héros du jour, en quelque sorte : « J’y ai remporté le championnat des clubs, d’abord en tant que coach, puis en tant que joueur », explique Pierre Coumin.
Pour l’anecdote, au départ, c’est Joël Cabeau qui devait évoluer aux côtés d’Escaich et de Faurel. De plus, celui qui avait représenté la BJ Colomiers et l’Occitanie en septembre dernier au même titre que Thierry Taurinya, de son propre aveu, n’aurait pu, en cas de défaite en finale, disputer le championnat d’Occitanie, le 15 mai, à Montauban. « Je ne me suis pas mis de pression pour autant », conclut l’emblématique « Pierrot » qui, pour avoir vu le jour le 8 décembre 1953, soufflera donc ses soixante-treize bougies après la trente et unième édition en question.
Du côté des Aussonnais auteurs d’un très beau parcours, pas d’abattement particulier comme le confirme Jean-Louis Gourse : « Nos adversaires sont des amis qu’il convient de féliciter ». Et « Henri IV » (même si, à blanc panache équivalent, l’ancien Columérin est de bonne souche catalane et non pas béarnaise) de rendre un hommage appuyé à Jean-Michel Martinez, de loin le moins connu de tous les protagonistes de la finale remportée sur le score de 13 à 7. Jacques Rouaix, on s’en souvient, s’était rendu à Ax-les-Thermes avec les vétérans de Soupetard, il y a quatre ans de cela.
Dans le faisceau des projecteurs et à la grande satisfaction, on s’en doute, d’Eric Hermann et de son staff, le trio composé de Barkate, de Brevier et de Sieurac, demi-finaliste. Coup de chapeau également à la triplette aspétoise constituée de Jean-Claude Nguyen, de Thierry Périssé et de Gérard Piquemal.
C’est cette formation qui a barré la route du dernier carré à Ahmed Khadir, Michel Ferrand et « Coco » Lagarde : 13-10.

