Les services secrets ukrainiens ont révélé au “Sunday Times” des cas présumés de cannibalisme sur le front, que Moscou dément vigoureusement. Un soldat russe sous-alimenté aurait notamment été surpris en train de tenter de manger la jambe d’une victime.
Selon une enquête relayée par le tabloïd britannique Daily Mail et initialement publiée par The Sunday Times, les services de renseignement ukrainiens affirment avoir intercepté des échanges particulièrement troublants suggérant que certains soldats russes, confrontés à de lourdes pénuries alimentaires sur le front durant l’hiver 2025, auraient eu recours à des actes de cannibalisme.
Les renseignements ukrainiens évoquent au moins cinq cas distincts dont celui d’un fantassin surnommé “Khromoy”. Affecté dans la région de Donetsk, l’homme aurait tué deux de ses camarades avant d’être surpris en train de tenter de consommer la jambe d’une de ses victimes. Des images, diffusées sur Telegram et analysées par The Sunday Times, démentent l’utilisation de l’intelligence artificielle.
“Il a mangé un cadavre”
D’autres suspicions sont également portées sur un militaire déployé à Bakhmout. L’un de ses camarades s’était plaint, dans un message remontant à avril 2025, de partager son abri avec lui : “S’il avait été un être humain, il aurait pu rester ici aussi longtemps qu’il l’aurait voulu, mais il a mangé un cadavre, de la chair humaine”, aurait-il déclaré. “Je suis musulman. Je ne veux pas de quelqu’un comme ça.”
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D’autres messages interceptés feraient état de soldats souffrant de malnutrition sévère, certains officiers décrivant leurs hommes comme étant “sur des rations de famine”. Au début du conflit, déjà, le New York Times avait rapporté que certains soldats avaient reçu des rations alimentaires dont la date de péremption était en… 2002.
Côtés russes, ces accusations sont formellement rejetées. L’ambassade de Russie à Londres a dénoncé des “fabrications” dopées à la “production de propagande”.

