April 26, 2026

Vladimir Poutine veut faire un geste diplomatique envers la Chine : il devrait ensuite rencontrer Xi Jinping dans les prochaines semaines

l’essentiel
La Chine et la Russie affichent leur rapprochement face aux tensions au Moyen-Orient, alors que Moscou propose à Pékin de compenser d’éventuelles pertes énergétiques liées au conflit.

La Chine et la Russie ont affirmé leur proximité cette semaine face à la guerre au Moyen-Orient, Moscou offrant à Pékin de “compenser” le déficit de ressources énergétiques qu’elle subirait à cause du conflit. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, en visite de deux jours en Chine, a confirmé la venue de Vladimir Poutine au cours du premier semestre 2026.

Dans une période de tensions géostratégiques, le président Xi Jinping pourrait ainsi recevoir successivement dans les prochaines semaines son homologue américain Donald Trump, annoncé mi-mai, et russe. Toutes deux partenaires de l’Iran et rivales des États-Unis, la Chine et la Russie sont des voisines aux relations diplomatiques et économiques étroites.

À lire aussi :
Vladimir Poutine transforme sa résidence en forteresse : ce que l’on sait sur les 27 systèmes de défense antiaérienne installés autour du lac de Valdaï

Paralysie du détroit d’Ormuz

La guerre, la quasi-paralysie du détroit d’Ormuz et, désormais, le blocus des ports iraniens par les États-Unis affectent directement la première.

Plus de la moitié des importations chinoises de brut transporté par voie maritime provenait l’an dernier du Moyen-Orient et transitait majoritairement par le détroit d’Ormuz, selon la société d’analyse Kpler. De même source, le pétrole iranien représentait environ 13 % des importations chinoises de pétrole par voie maritime.

Premier acheteur

“La Russie peut sans aucun doute compenser le déficit de ressources qui est apparu, aussi bien pour la République populaire de Chine que pour tous les pays désireux de travailler avec nous d’une manière équitable et mutuellement bénéfique”, a dit Sergueï Lavrov, cité par les agences de presse russes.
La Chine restait en mars le premier acheteur mondial de combustibles fossiles russes, selon le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (Crea).

À lire aussi :
Guerre en Ukraine : en Russie, la popularité de Vladimir Poutine s’effrite sur fond d’économie en berne et de restrictions d’internet

“La Chine achète déjà tout ce que la Russie est en mesure d’acheminer via son Extrême-Orient”, tempère auprès de l’AFP Lauri Myllyvirta, analyste au Crea. “Le fait de réorienter vers la Chine une partie des cargaisons provenant des ports européens de la Russie ne fera pas apparaître de nouvelles molécules de pétrole ou de gaz”.

Selon Tamara Safonova du cabinet moscovite d’analyse NAANS-media, la Russie pourrait toutefois accroître ses livraisons de pétrole et de gaz via le gazoduc “Force de Sibérie” et par voie ferroviaire ou maritime.

À lire aussi :
Guerre en Ukraine : la popularité de Vladimir Poutine chute en Russie et atteint son niveau le plus bas depuis quatre ans

Rôle diplomatique

La Chine amortit pour l’heure le choc énergétique mieux que d’autres pays asiatiques grâce à ses stocks et à un effort mené de longue date pour diversifier ses approvisionnements et sa production d’énergie, selon des analystes. Mais la donne pourrait changer si le conflit dure.

Le président Xi a attendu mardi pour s’exprimer sur la guerre et a déclaré que son pays continuerait à jouer un rôle diplomatique “constructif”

source

TAGS: