Le Troquet du marché traverse une période d’incertitude. Mis en vente moins de deux ans après son ouverture, le bar-restaurant cherche un repreneur tandis que la mairie promet d’en assurer la continuité.
S’il avait habitué sa clientèle à deux jours de fermeture par semaine, le dimanche et le lundi, le Troquet du marché leur en impose bien davantage ces derniers temps. Heureusement pour les fidèles du marché, le mercredi matin le voit ouvert et, d’ailleurs, bien fréquenté. Point de restauration toutefois, ce service n’est plus à l’ordre du jour. Au gré des semaines, naturellement, les spéculations sont allées bon train et une fermeture prochaine annoncée par les “bien” informés.
Moins de deux ans après son ouverture, en juin 2025, dans le cadre de la rénovation du marché couvert, l’établissement continue à alimenter les conversations et susciter de nombreux avis, comme il l’avait fait avant même son inauguration.
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À l’automne 2024 déjà, alors que les travaux de la halle se poursuivaient, la gestion future du Troquet avait animé le conseil municipal. Le maire Jean-François Rousse avait alors dû justifier devant son opposition le choix de la proposition d’un de ses adjoints (et d’un associé) pour assurer la gérance du bar. L’édile expliquait que, malgré des centaines de vues sur l’offre présentée par la municipalité, puis quelques dossiers retirés, aucune candidature n’avait été présentée, hormis celle de la société Le Troquet du marché, portée donc par l’adjoint au maire en charge du commerce, Lionel Pitton. Pour parer à tout rejet administratif, le maire avait alors signalé au conseil municipal qu’il avait saisi le préfet et la sous-préfète de Condom de ce fait et qu’il lui avait été signalé que rien ne s’opposait à ce cas de figure.

Depuis, le Troquet avait trouvé sa clientèle mais pas, semble-t-il, son équilibre économique. Lionel Pitton a officialisé la mise en vente du fonds de commerce ainsi que de son matériel du bar-restaurant mais aussi de celui du stand d’écailler, également situé sous la halle, partie intégrante de la société.
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Informé de la situation, le nouveau maire, Jean-François Sabathier, signale que si les gérants “souhaitent arrêter, il n’est pas question de fermeture et la discussion est engagée pour garantir une ouverture pérenne du Troquet, très important pour les commerçants de la halle et, bien sûr, sa clientèle”. Sans doute le (lourd) cahier des charges imposé au gérant devra-t-il être revu et assoupli pour séduire d’éventuels repreneurs.

