La troisième génération de Berlingo, électrifiée bien sûr, bénéficie aussi d’une excellente offre diesel. La plus convaincante pour de nombreuses familles à l’heure des vacances.
Pressée de voir son parc automobile branché le plus vite possible, l’Europe avait décrété en 2022 la mise à mort des voitures thermiques pour 2035, dans même pas dix ans… Nous avions beaucoup douté à l’époque de la faisabilité et de la réussite de ce projet dans de tels délais, et la suite nous a donné raison. On roule toujours vers l’électrification mais le règlement a été largement assoupli.






En rendant les clés de notre Berlingo vaillamment motorisé par un quatre cylindres diesel, « comme autrefois », nous pensions que ce n’est quand même pas plus mal. Avec une consommation très raisonnable et un « tank » de cinquante litres, on envisage tous les voyages avec une belle sérénité. Et comme ce Berlingo de troisième génération est toujours aussi accueillant, qu’il propose des tas de solutions de rangement, la vie à bord est très agréable et cette solution ludique proposée par Citroën, parfois oubliée avec la multiplication de nouvelles offres, redevient très souriante.






Vraie personnalité
Point fort évidemment remarqué et souligné par les candidats à l’achat, entre la première offre électrique et la première thermique (le Blue HDi 100 avec boîte manuelle) : 10 000 euros. Même avec les aides, ça peut faire réfléchir. La note pour notre version d’essai est un peu plus salée mais reste très concurrentielle.









Le nouveau logo de la marque sur une partie un peu trop chargée aux yeux de certains (beaucoup de barres horizontales, de ruptures, il faut apprivoiser le dessin) donne une personnalité plus marquée au Berlingo dont les lignes assez originales, peuvent devenir un vrai critère d’achat. De profil, la surface vitrée, les flancs marqués, la protection latérale et la poupe coupée bien droit désignent le Citroën, son identité. Les deux portes latérales autorisent une utilisation vraiment facile, un côté pratique indéniable. Il faut par contre anticiper pour l’ouverture du hayon géant… À l’intérieur, le volant inédit, les nouveaux écrans, celui des compteurs et celui du centre, la planche de bord avec deux boîtes à gants, deux autres logements au-dessus, le chargeur par induction, il ne manque rien.






Un coffre de déménageur
À l’arrière, pas de banquette mais trois sièges individuels confortables, des tablettes comme dans les avions au dos des dossiers avant, tout ça avec un bel espace et un coffre capable de vous permettre un vrai déménagement.
Et sur la route alors ? Tout se passe bien et même très bien. La position de conduite reste agréable avec une visibilité parfaite mais le volant mériterait une meilleure profondeur de réglage. Le moteur répond aux sollicitations sans bégayer avec des reprises plus que correctes et de vraies accélérations. Sur l’autoroute la consommation peut s’approcher des huit litres, mais reste très raisonnable et la moyenne économique.









Pas d’invitation au « dynamisme poussé », la vocation du Berlingo malgré son châssis très équilibré, ses capacités de freinage et son comportement rassurant, c’est de vous emmener sans s’énerver à votre destination, même lointaine. La vitesse de croisière est sa préférée. En ville, sa taille (il existe une autre version plus longue) lui permet de se faufiler et de se garer sans soucis. Pour les inconditionnels du diesel (il en reste mais ils n’osent pas trop le dire !) et pour les autres, c’est vraiment l’occasion de le redécouvrir !
LA FICHE
Longueur : 4 403 mm
Largeur : 2 107 mm
Hauteur : 1 796/1 860 mm
Empattement : 2 785 mm
Volume du coffre : 775/3 000 litres
Nombre de portes : 5
Nombre de places : 5
Garde au sol : 174 mm
Diamètre de braquage : 10,9 m
Capacité du réservoir : 50 litres
Poids : 1 565 kg
Énergie : diesel
Motorisation : 4 cylindres en ligne 16 soupapes
Puissance : 130 ch
Cylindrée : 1 499 cm³
Couple : 300 Nm à 1 750 tr/mn
Vitesse maxi : 184 km/h
0 à 100 km/h : 13,1 secondes
Transmission : traction
Boîte de vitesses : automatique 8 rapports
Consommation mixte : 5,5 l/100 km
Émissions CO2 : 145 g/km
Malus écologique : 3 119 €
Malus poids : 1 410 €
LES +
– le concept toujours au goût du jour
– la conso
– le confort de suspensions
– les équipements, les aspects pratiques
– l’association boîte EAT 8/Blue HDi
– la taille du coffre
LES –
– beaucoup de plastiques très « ordinaires »
– les malus
– quelques bruits d’air quand on roule… trop vite
LE CHIFFRE
700 > Kilomètres. Nous évoquions plus haut la capacité du réservoir, elle permet sans le moindre effort de viser une distance de sept cents kilomètres sans ravitailler. Il y a mieux, peut-être, mais c’est quand même très bien !
LE DÉTAIL
Sans plomb > Les ventes « difficiles » du tout électrique ont poussé le groupe Stellantis à faire marche arrière. Le Berlingo mais aussi l’Opel Combo et le Peugeot Rifter ont vu leur catalogue s’étoffer du très économique bloc Blue HDi de 100 chevaux mais ce n’est pas tout. Fin février, la marque aux chevrons a indiqué par un communique que ses clients allaient retrouver un moteur fonctionnant au sans-plomb sous le capot de leur ludospace ou utilitaire préféré. L’essence 110 ch, vient s’ajouter au vaste choix désormais disponible.
LE PRIX
31 600 €
LA NOTE
16/20

