Du 18 avril au 17 juin, le Smectom du Plantaurel, le syndicat de collecte des déchets ariégeois, invite les habitants de ses 140 communes à repenser l’entretien de leurs jardins. L’objectif : favoriser la biodiversité tout en simplifiant la vie des jardiniers
Et si, cette année, on pouvait “se reposer davantage en tondant moins, pas partout et donc, en laissant vivre son jardin” ? C’est la proposition du Smectom du Plantaurel, avec le retour du concours de “tonte bien pensée”.
Pour cette quatrième édition, le principe reste le même : promouvoir la gestion différenciée, une méthode qui consiste à adapter l’entretien de ses espaces verts selon l’usage que l’on en fait.
De nombreuses vertus à la tonte bien pensée
Plus concrètement, qu’est-ce que la tonte bien pensée ? Pour les organisateurs, il s’agit avant tout de faire le “bon entretien au bon endroit “. Concrètement, si les zones de passage fréquent restent tondues ras, les espaces moins utilisés sont laissés au naturel.
Ce changement de pratique dans le jardin présente de multiples vertus selon le Smectom. Repenser sa gestion, c’est d’abord “redonner des lieux de vie à de nombreuses espèces animales, amies du jardinier”, explique le syndicat. Certaines d’entre elles s’avèrent d’ailleurs être des alliées précieuses dans la lutte biologique contre les ravageurs.
Mais les bénéfices sont aussi environnementaux et personnels : limiter l’arrosage grâce à l’humidité retenue dans les sols par les végétaux ou nourrir naturellement le sol via l’herbe non ramassée. Surtout, on peut “se reposer davantage en tondant moins”, glisse malicieusement le Smectom.
Pour accompagner les usagers, une boîte à outils est disponible sur le site internet du syndicat. Grâce à cela, le Smectom propose des solutions pour réutiliser les végétaux sur place (paillage, mares, prairies fleuries) ou réduire leur entretien.
Un concours ouvert à tous, novices ou aguerris
Le concours est accessible à tous les résidents majeurs des 140 communes du territoire de collecte du Smectom qui disposent d’un jardin, quelle que soit sa surface. Ils insistent sur l’inclusivité de la démarche : “Ce challenge ne s’adresse pas qu’aux jardinier·es aguerri·es. Bien au contraire !” Grâce aux conseils diffusés sur les réseaux numériques et lors de rencontres de terrain, les débutants sont encouragés à se lancer. Seule condition : s’engager à ne pas apporter de végétaux en déchèterie pendant toute la durée du concours.
Les candidats ont jusqu’au 17 juin (23 h 59) pour envoyer leur dossier. Celui-ci doit comporter une à trois photos (ou une vidéo) de leur jardin entretenu différemment, leurs coordonnées complètes, ainsi que quelques lignes décrivant leurs pratiques (compostage, réemploi, broyage, choix des essences…). Les envois se font par mail (evenement@smectom.fr), via le formulaire en ligne ou par message privé sur les réseaux sociaux du syndicat.
La sélection s’effectuera en deux temps. Un premier jury composé d’experts (paysagistes, l’association des Naturalistes d’Ariège, enseignants en agroécologie au lycée agricole de Pamiers, amis du PNR), “engagés aux côtés” du Smectom pour la réduction des biodéchets et la prévention, et donc les savoir-faire locaux doivent être reconnus, désigneront les premiers lauréats. Dans un second temps, le grand public sera invité à voter pour son jardin préféré parmi les dossiers reçus.
À la clé, de nombreux lots sont mis en jeu pour encourager la transition écologique au jardin : “des broyeurs individuels, des grelinettes, des ouvrages spécialisés sur les pratiques alternatives et des sachets de graines mellifères”.

