Face à la hausse des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a mis en place une aide de 50 millions d’euros destinée aux entreprises de transport routier. Entré en vigueur ce dimanche, le dispositif doit soutenir les petites et moyennes structures, mais il est déjà critiqué.
Avec la hausse des prix du carburant liée à la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a mis en place un plan d’aide de 50 millions d’euros destiné au secteur du transport routier. Entré en vigueur ce dimanche, pour le mois d’avril, ce dispositif vise à soutenir les petites et moyennes entreprises, mais il est déjà critiqué par plusieurs organisations professionnelles.
Une aide pour les entreprises de transport
Selon Le Figaro, cette aide s’adresse aux entreprises de moins de 1 000 salariés spécialisées dans le transport de marchandises, de voyage par bus et dans le transport sanitaire (hors taxis). C’est un soutien forfaitaire calculé par véhicule, allant de 70 à 500 euros selon la catégorie. Les ambulances et véhicules sanitaires légers recevront 70 euros, les autocars 250 euros, tandis que les poids lourds pourront bénéficier de 100 à 500 euros selon leur taille. Le dispositif est plafonné à 60 000 euros par entreprise. Cependant, seules les sociétés présentant des difficultés économiques avérées peuvent prétendre aux montants les plus élevés.
Pour le ministre des Transports, Philippe Tabarot, ce dispositif doit permettre de soutenir “les entreprises fragilisées” dans un contexte de hausse des coûts de fonctionnement. Le gouvernement assure avoir travaillé avec les fédérations professionnelles pour cibler les acteurs les plus exposés.
Une aide excluante
Mais du côté des transporteurs, la mesure passe mal. Dans un communiqué de presse, l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) dénonce des critères “arbitraires et discriminatoires”, estimant que de nombreuses entreprises seront exclues du dispositif. Elle critique notamment l’absence d’une baisse directe du prix du carburant, remplacée selon elle par une aide “insuffisante et complexe”.
À lire aussi :
Prix des carburants : 17 centimes de moins par litre de gazole ou d’essence grâce à une baisse temporaire des taxes en Allemagne
L’organisation alerte également sur un risque de distorsion de concurrence et appelle le gouvernement à revoir rapidement les conditions d’attribution. Elle demande, plus largement, des mesures plus directes pour faire baisser durablement les prix à la pompe.

