April 19, 2026

Le déminage d’un engin explosif de la Seconde Guerre mondiale entraîne l’évacuation de 15 000 personnes dans les Hauts-de-Seine ce dimanche

l’essentiel
L’opération de déminage d’une bombe aérienne de la Seconde Guerre mondiale est à l’origine de l’évacuation préventive de 15 000 personnes à Colombes dans les Hauts-de-Seine.

Un dimanche pas comme les autres. À Colombes, à l’ouest de Paris, 15 000 personnes ont été évacuées par précaution pour une grande partie de la journée, ce dimanche 19 avril. Une bombe aérienne de la Seconde Guerre mondiale doit être déminée. L’engin britannique de 225 kg avait été découvert sur un chantier le 10 avril dernier et la moitié de la charge est explosive. “Le risque du déminage est réel, mais maîtrisé par des experts”, assure la préfecture des Hauts-de-Seine.

Évacuation obligatoire des logements

Un périmètre de 450 mètres a été mis en place autour de la bombe aérienne à déminer sur les trois communes de Colombes, Bois-Colombes et Asnières-sur-Seine. Aucun habitant n’a dû rester dans son logement, plusieurs rues sont fermées à la circulation, aucun piéton, ni vélo ne sont admis. Un second périmètre de 1 km autour du site concerne 28 000 personnes qui ont pu rester dans leur logement mais tout rassemblement extérieur est interdit, les terrasses des commerces sont fermées tout comme les parcs et jardins.

Le périmètre de sécurité établi par la préfecture.
Le périmètre de sécurité établi par la préfecture.
Crédit Préfecture 92

Quitter son logement entre 7h et… 19h au plus tard

L’intervention des démineurs a commencé à 7h ce dimanche matin et pourra durer jusqu’à 19h en fonction de l’avancée de l’opération de déminage. Il a été demandé aux riverains de fermer leurs volets. Un SMS “FR ALERT” a été envoyé par la préfecture aux téléphones mobiles de toutes les personnes situées dans le périmètre à évacuer.

Pour accueillir les personnes évacuées, cinq lieux ont été ouverts : l’Aréna Teddy Riner d’Asnières-sur-Seine, un stade départemental, un gymnase, un complexe sportif et une école avec restauration et jeux pour enfants. “Le but est de rendre la journée la moins désagréable possible”, explique au Parisien le maire LR d’Asnières Manuel Aeschlimann.

Pour assurer la protection des biens et des personnes, la préfecture des Hauts-de-Seine a mobilisé près de 800 agents, dont 346 policiers et 225 personnels des collectivités locales.

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