À l’approche des vacances estivales, la question de notre destination se pose. À Agen, les agences de voyages, malgré les conflits géopolitiques, s’assurent de rassurer les clients et d’expliquer les modalités de voyage.
“On fait tout pour que les voyageurs ne soient pas impactés”, affirme Sonia Ozog, responsable d’agence chez Havas Voyages à Agen. La situation dans le détroit d’Ormuz (conflit en Iran) entraîne une hausse du coût du carburant et a un impact direct sur nos voyages. Les agences s’efforcent de répondre au mieux aux clients et de trouver des alternatives.
Les compagnies aériennes les plus touchées
Depuis le début de la crise, les avions contournent, pour des raisons de sécurité, les zones dangereuses des pays du Golfe. Des trajets qui rallongent les temps de vol et la consommation de carburant. “Oui, les prix augmentent mais pas de 300 euros”, rassure Déborah Pausé, responsable de l’agence Salaün Holidays à Agen. L’agence parle d’une hausse entre 20 et 30 euros sur certains voyages comme l’Ouzbékistan et le Vietnam. Ce coût correspond à une ou deux heures de vols supplémentaires pour les longs courriers, le temps de contourner les conflits.
Des prix qui restent encore accessibles. “Il faut bien comprendre que ce n’est pas le prix du billet qui augmente, mais la taxe”, poursuit-elle. Cette taxe peut évoluer pour les billets non émis, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas encore officiellement validés. La plupart des clients restent conscients de la situation, ne modifiant et n’annulant pas leur voyage.
La France redevient une destination prisée
“Notre rôle est de les informer, de trouver des alternatives et d’expliquer la réalité du terrain au mieux pour éviter les amalgames”, explique Cynthia Souchon, employée chez Fitour Voyages à Agen. Selon les agences, c’est le contexte géopolitique qui créait de l’incertitude chez les personnes qui prennent une réservation ou modifient leur voyage.
“Nos dernières réservations sont tournées vers l’Europe”, précise-t-elle. Les clients privilégient le bassin méditerranéen, les Îles Canaries ou encore le Cap-Vert. La France redevient un choix de marque parmi les vacanciers avec des prix plus accessibles et un sentiment de sécurité. Un changement qui permet de redécouvrir notre région, la France et l’Europe.
Des alternatives proposées
Les agences de voyages s’adaptent à la situation en proposant des solutions de repli. “Nous proposons des voyages en car avec des départs régionaux”, détaille Cynthia. Un moyen de transport qui permet d’amoindrir les coûts avec un ratio moins cher. C’est aussi une alternative pour les personnes qui angoissent à l’idée de prendre l’avion en raison du conflit.
“Jusqu’à la fin de l’été, des vols directs sont mis en place”, confie Déborah Pausé. Certains vols avaient des escales dans les pays du Golfe, ils sont maintenant possibles en vol direct. D’autres clients, “ne changent pas forcément leur mode de consommation” ajoute la responsable de l’agence Havas Voyages à Agen. Les clients, conscients de choisir la voiture ou l’avion comme mode de transport, acceptent de payer une légère hausse.

