April 13, 2026

UBB-Toulouse : "Soit on baisse la tête et on arrête, soit on se remet au boulot", lâche Antoine Dupont après l’élimination des "rouge et noir"

l’essentiel
Quelques minutes après l’élimination du Stade Toulousain, battu par Bordeaux-Bègles, ce dimanche 12 avril en quart de finale de la Champions Cup (15-30), le demi de mêlée et capitaine stadiste analysait les raisons de cet échec avant d’évoquer la suite de la saison, désormais consacrée au Top 14.

L’indiscipline et vos deux cartons vous coûtent cher, non ?

Je pense qu’on n’a pas été ridicules en infériorité numérique. On a dépensé beaucoup d’énergie, mis beaucoup d’engagement, on a réussi à prendre le score au début. Et après, quand l’infériorité a duré, ça a été dur. Sur la fin de match, je pense qu’on pèche un peu sur le niveau d’énergie. On n’a pas réussi à rattraper le retard qu’on a eu ni à inverser la tendance. C’est sûr que jouer 30 minutes à 14 sur des matchs de ce niveau-là, c’est très, très compliqué.

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Il y a aussi votre manque de réalisme…

Sur des matchs de phases finales, il faut savoir marquer sur tes temps forts. Et sur ce début de match, nous n’en avons pas été capables. Malgré ça, on a marqué de suite sur la réception du coup d’envoi. On marque sur un contre avant la mi-temps. On a marqué sur des temps très courts aussi mais c’est vrai que ce début de match aurait mérité qu’on le valide par un essai ou une pénalité. Car derrière, on a couru après le score et dépensé beaucoup d’énergie pour pouvoir revenir chez eux et se mettre en position de scorer.

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Ugo Mola se disait frustré par la campagne européenne dans son ensemble avec les défaites à Glasgow et aux Saracens en poule. Partagez-vous son analyse ?

Cela a été des scénarios différents à chaque fois. Des contextes différents à chaque fois. Et aujourd’hui, là où on a péché à Glasgow et aux Saracens, on a répondu présent. Sur l’engagement, dans l’intensité, on y était, on ne peut pas se reprocher grand-chose là-dessus. Mais au-delà de l’indiscipline, on a aussi péché dans les détails : des touches perdues dans leur camp, trop de turnovers dans le jeu au sol. Il y a plusieurs secteurs, plusieurs points techniques, qui ont été défaillants aujourd’hui malgré l’infériorité. Il faudra qu’on travaille dessus si on veut faire mieux en championnat puisqu’il ne nous restera plus que cette compétition pour cette année. Mais c’est sûr que cette campagne, au-delà de l’élimination aujourd’hui, n’est pas bonne.

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Était-ce volontaire de faire durer autant les possessions ?

Je pense que c’est le jeu qui l’a demandé. Des deux côtés, on va vu de très longues séquences et les organismes puiser par moments aussi. Que ce soit nous ou eux, je pense qu’on aime aussi ce jeu d’attaque, relancer les ballons, chercher le point de rupture de l’équipe adverse. Cela a poussé un peu tout le monde dans ses retranchements.

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Vous avez déjà connu des grosses déceptions et avez souvent su rebondir derrière. Est-ce que cette expérience-là peut vous servir ?

Il faut qu’elle nous serve de toute façon. Quand on connaît une défaite ou une déconvenue, soit on baisse la tête et on arrête, soit on se remet au boulot, on en tire des leçons, du positif. Et surtout, on essaie d’être meilleur, de progresser sur les échéances qui vont arriver. Le groupe a su répondre présent par le passé sur ce genre de scénario mais il ne faut pas qu’on se dise que ça va faire comme les autres années, qu’on se rattrapera et qu’on va gagner le Top 14. Si on n’en fait pas plus, si on ne change pas certaines choses, on n’y arrivera pas. Il faut aussi qu’on le prenne comme un avertissement de se dire qu’il faut faire plus.

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