Pour la deuxième année consécutive, le Stade Toulousain est éliminé par l’UBB. Cette fois, c’est un tour plus tôt, en quarts de finale.
Matmut Atlantique ou Chaban-Delmas, même combat. Comme l’an passé, le Stade est sorti de la Coupe d’Europe par l’UBB plus que favori pour remporter un deuxième trophée consécutif puisqu’en demi-finale, elle recevra le dernier représentant anglais Bath. Cette fois, c’est au stade des quarts de finale. C’est très tôt et trop tôt dans la compétition, lorsqu’on rappelle que Toulouse restait sur huit demi-finales consécutives dans cette compétition.
Fin d’une campagne qui n’a jamais vraiment démarré et qui se solde par un bilan trop équilibré de trois défaites à l’extérieur (Glasgow, Saracens, Bordeaux) et de trois victoires à domicile (Sharks, Sale et Bristol). Ugo Mola admettait que c’était insuffisant : « C’est une défaite éliminatoire dans une compétition qu’on a eu du mal à appréhender. J’ai un bout de frustration davantage sur l’ensemble de la compétition que sur le match en lui-même. » Et dans son analyse, il était rejoint par son capitaine Antoine Dupont : « Cette campagne n’est pas bonne même si ce fut des scénarios différents et des contextes différents à chaque fois. »
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Fin du bal donc pour cette année. Les supporters toulousains se consoleront avec le fait qu’ils ont assisté à un match de très haut niveau, avec énormément d’intensité. Un bras de fer que les Toulousains ont perdu en seconde mi-temps avec un 25-0 encaissé mais également en première période durant laquelle ils peuvent regretter leur manque d’efficacité. En effet, l’occupation territoriale rouge-et-noire n’a pas été convertie au tableau d’affichage en lors du premier quart d’heure. Les Toulousains ont d’abord échoué sur une penaltouche puis ont ensuite tapé contre un mur face à des Bordelais dont les épaules brûlaient à force de remuer des kilos toulousains. Au contraire, les Bordelais ont scoré sur leur première incursion dans les vingt-deux mètres toulousains avec un essai sur ballon porté. Vous en voulez de la leçon d’efficacité ? Même si, afin de ne pas douter, le Stade a été inspiré de marquer sur le renvoi par Ntamack, il aura laissé beaucoup d’énergie.
Comme cette première mi-temps n’était pas à un paradoxe près, la sortie d’Aldegheri qui laissa Toulouse à quatorze pendant vingt minutes, ne lui fut pas de suite préjudiciable puisque sur l’action suivante, les Toulousains, malgré leur infériorité numérique, jouèrent sur la largeur et transpercèrent l’UBB par le trio Gourgues-Ramos- Thomas. Avec une pénalité de Ramos dès la reprise, le Stade posséda alors dix points d’avance (15-5).
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Difficile d’imaginer alors un scenario aussi sévère par la suite. C’était alors mésestimer la réaction des Bordelais qui furent meilleurs dans les rucks et purent tenir davantage le ballon. C’était également ne pas imaginer que Toulouse avait laissé tant d’énergie à quatorze et qu’il en laisserait encore une fois avec la sortie sur carton jaune de Dupont. C’était aussi sans compter sur la sortie sur blessure de Jelonch. Mon tout réuni fit que les temps forts de l’UBB se multiplièrent et que les vagues furent de plus en plus hautes. Au final, un 25-0 encaissé en seconde période et une élimination logique. La deuxième consécutive face à cet adversaire. Et l’UBB devient désormais un rival de plus en plus crédible pour empêcher le club rouge-et-noir de réaliser cette saison le fameux quadruplé.

