April 13, 2026

Pro D2 : "Cela veut dire que le groupe vit bien…" L’analyse de l’internationale Aëlig Tregouet sur le succès du SU Agen à Aurillac

l’essentiel
Ayant fait ses premiers pas rugbystiques avec son père à Nérac, Aëlig Tregouet continue sa formation au SUA, à partir des Cadettes, avec Thomas Picarrougne.

À 15 et 16 ans, elle remporte le Grand Chelem à XV et le championnat d’Europe à VII. À 17 ans, c’est son premier Wold Series avec l’équipe de France à VII à Vancouver. La limite d’âge atteinte, elle signe au Stade Toulousain, Agen n’ayant pas d’équipe senior digne de ce nom.

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Supportrice de ses deux sœurs Alana et Anwen, elle ne manque pas une occasion de retrouver la plaine des sports Philippe Sella. Aujourd’hui internationale, elle n’en oublie pas pour autant son club formateur qu’elle a retrouvé avec un plaisir évident à l’occasion du Tournoi Parmentine.

Aëlig Tregouet au Tournoi Parmentine. / Photo René Laffore
Aëlig Tregouet au Tournoi Parmentine. / Photo René Laffore

Vendredi soir, elle a quitté l’entraînement avec son club pour regarder le match à Aurillac. « À 24-0, il y a eu beaucoup de changements pour blessures ou tactiques. Loris Tolot est sorti sur blessure à une côte, Denis Marchois aussi. Cela a un peu refroidi l’équipe, et Aurillac est revenu à 21-24. À cet instant, on s’est fait un peu peur, mais on a su remettre de l’avancée, et marquer des essais pour finalement retrouver le bonus à la 85e minute grâce à l’essai d’Ollie Cummins. On a eu un coup de mou en début de deuxième mi-temps. Il y a eu beaucoup de changements, et ce n’était pas ce que les coaches voulaient faire. C’est toujours compliqué de gérer ce genre de situations. »

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Si on rappelle à Aëlig Tregouet qu’une victoire bonifiée à Aurillac est plutôt rare, elle insiste sur la vie du groupe : « Cela veut dire que le groupe vit bien. Au niveau des trois-quarts, il y avait eu beaucoup de changements, et, pourtant, l’équipe a réussi à montrer tout son potentiel. Cela prouve que le groupe est complet, et ce qu’on a montré à Aurillac, il faudra le répéter sur les autres matchs. Quand on mène 24-0 à la mi-temps, qu’on voit Aurilac remonter à 21-24, et qu’on se remet la tête à l’endroit, cela veut dire que, dans la combativité et la connexion entre eux, ils sont forts. Mentalement, ils ont su faire les choses pour revenir, comme Cummins, qui boitait bas quelques minutes plus tôt, et qui va marquer un essai de 90 mètres très significatif d’un nouvel état d’esprit. » La conclusion d’Aëlig Tregouet est significative : « S’ils continuent à jouer comme ça, ils peuvent jouer le top 6, et qui sait ? Tout peut arriver ! »

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