Fer de lance du basket gersois, l’ES Gimont a brillamment décroché sa montée en 3e division sur les parquets. Une performance qui doit être validée en coulisses : le club recherche 100 000 euros pour sécuriser son budget.
Le parquet a rendu son verdict, mais c’est désormais la calculatrice qui commande. Deux saisons seulement après avoir quitté la Nationale féminine 1, l’ES Gimont a validé son retour en troisième division du basket français le week-end dernier. Pourtant, l’heure n’est pas qu’aux bouchons de champagne. Car, au vu des dépenses à prévoir, le compte n’y est pas. Recrutement de pointures, déplacements lointains, logistique coûteuse, nuitées d’hôtel… L’accession impose également au club gersois un changement de dimension financière.
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C’est là que le bât blesse. “Le club a besoin de 100 000 euros supplémentaires pour envisager la montée sans mettre en danger les filles physiquement et le club financièrement”, confie Simon Simionato, président de l’ES Gimont.

Mais où trouver une telle somme dans un contexte de restriction budgétaire, où certaines collectivités “se désengagent” ou revoient leur enveloppe à la baisse ? L’Étoile est aujourd’hui devant un choix cornélien. “Il y a plein de subventions qu’on n’a plus”, précise le dirigeant. Pour autant, le club ne s’interdit rien et entend bien remuer ciel et terre pour permettre à ses joueuses d’évoluer à leur juste place.
“C’est dommage qu’il n’y ait pas plus de soutiens”
“Quand on voit qu’aujourd’hui nous pouvons remonter en NF1, que les U15 Élite se retrouvent dans le Top 8 national et que les U18 Occitanie risquent d’être a minima dans le dernier carré… Le mérite est là”, souligne Simon Simionato. De tels résultats pour un club ancré dans un territoire aussi rural, au bassin de population restreint, font figure d’exception dans la discipline. Un mérite d’autant plus grand à mettre au crédit des joueuses, staffs, dirigeants et bénévoles.
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“C’est dommage qu’il n’y ait pas plus de soutiens financiers au regard des efforts consentis et des résultats obtenus”, déplore le président de l’ESG. Néanmoins, comme sur les parquets, le club phare du basket gersois refuse de s’avouer vaincu et lance aujourd’hui un appel pressant à la solidarité (voir encadré). Un objectif : faire briller l’Étoile, toujours plus haut.
Comment aider l’ESG ?
Pour tout particulier ou entreprise désireux de donner à l’ES Gimont les moyens de ses ambitions, “toutes les options sont sur la table”.
La première : le sponsoring. Avec trois formations performantes sur la scène nationale et régionale, le club “offre une très belle visibilité”. Car “on navigue dans toute l’Occitanie et dans le quart ouest de la France”, explique Simon Simionato.
La seconde : le mécénat. “Celui-ci permet, sur tout don, une réduction d’impôt de 60 % pour une entreprise et de 66 % pour un particulier”, souligne le dirigeant gimontois.
Il est possible de prendre contact avec l’ESG par mail (president.esgbasket@gmail.com) ou par téléphone au 07 85 12 58 33.

