Quelques heures seulement avant l’annonce de Donald Trump du cessez-le-feu pour quinze jours avec l’Iran, de nombreux investisseurs ont massivement parié sur une baisse des prix du pétrole. Alors que l’on parle d’un pari boursier de 950 millions de dollars selon les données LSEG (London Stock Exchange Group), le timing entre l’activité des traders et la baisse spectaculaire des prix du pétrole après l’annonce du cessez-le-feu interroge.
L’ampleur du pari boursier a été révélé, jeudi 9 avril, par les données LSEG (London Stock Exchange Group) et relayé par Reuters. C’est au total 950 millions de dollars (soit 813 millions d’euros) que les investisseurs ont pariés sur une baisse du prix du pétrole.
Une transaction qui intervient alors que, seulement quelques heures plus tard, Donald Trump a retiré son ultimatum de la journée, annonçant qu’il voulait “détruire une civilisation entière”. En effet, mardi 7 avril, vers 19 h 45 (GMT), ce sont au total 8 600 lots de contrats à terme sur le Brent et le brut américain qui ont été vendus selon les informations du Parisien. Et trois heures plus tard seulement, vers 22 h 30, Donald Trump annonce le cessez-le-feu avec le régime des mollahs iraniens.
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Avec cette annonce, le prix du baril de pétrole a en effet diminué de manière conséquente. Il a chuté d’environ 15 %, pour repasser sous la barre des 100 dollars.
Une transaction opportuniste ?
Selon Reuters, la démarche des traders attire l’attention parce que ces derniers ont plutôt l’habitude d’étaler leurs ordres pour éviter d’impacter les prix.
Il faut dire qu’un scénario similaire avait déjà eu lieu le 23 mars sur les marchés, quand des investisseurs ont vendu 500 millions de contrats à terme sur le pétrole juste avant que Trump reporte ses attaques sur les infrastructures énergétiques iraniennes.
Toujours selon les informations du Parisien, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, les volumes d’échanges ainsi que la volatilité du marché pétrolier mondial ont considérablement augmenté. Sur les quatre dernières semaines, les volumes quotidiens ont doublé, atteignant un million de lots, soit l’équivalent d’un milliard de barils de pétrole.

