Un Strasbourgeois de 37 ans a été interpellé le vendredi 3 avril après avoir évoqué, dans une conversation avec ChatGPT, son intention d’acheter une arme pour s’en prendre à un agent de la CIA, du Mossad ou de la DGSI. Le signalement, repéré par le FBI puis transmis aux autorités françaises, a conduit à son interpellation par le Raid.
À Strasbourg, un homme de 37 ans a été interpellé le vendredi 3 avril après avoir proféré des menaces lors d’une conversation avec l’intelligence artificielle ChatGPT, rapportent Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Il aurait évoqué son intention d’acheter une arme pour s’en prendre à “un agent du renseignement de la CIA, du Mossad ou de la DGSI”.
Selon les premiers éléments, ce Strasbourgeois aurait expliqué par la suite avoir simplement voulu “tester la fiabilité et la surveillance de l’intelligence artificielle”. Mais ses messages n’ont pas été pris à la légère par les services de renseignement américains. Les propos ont en effet été repérés par des enquêteurs du FBI, qui ont ensuite effectué un signalement via la plateforme française Pharos, dédiée aux contenus et comportements illicites en ligne. C’est dans ce contexte que les forces du Raid sont intervenues le vendredi après-midi pour procéder à son interpellation.
Hospitalisé d’office à l’issue de sa garde à vue
Lors des perquisitions, aucune arme n’a été découverte chez lui. Placé en garde à vue, sa détention a finalement été levée dès le lendemain et l’affaire a été classée sans suite. D’après le quotidien alsacien, le trentenaire présentait des antécédents psychiatriques. Il a été hospitalisé d’office à l’issue de sa garde à vue.
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Certaines plateformes d’intelligence artificielle rappellent que, dans des cas exceptionnels, des échanges peuvent faire l’objet d’une vérification humaine. ChatGPT précise notamment qu’en cas “très rare” de “danger grave et imminent”, certains propos peuvent être transmis à des équipes humaines, voire aux autorités.

