Les Agenais devaient être « à 150 % » de leurs capacités contre Vannes s’ils voulaient créer l’exploit. Malheureusement, ils n’ont pas pu atteindre le niveau d’exigence requis…
Soyons clairs. La victoire de Vannes ne souffre d’aucune contestation, tant les Bretons sont apparus au-dessus ce vendredi, et on ne peut que leur souhaiter de monter en Top 14 dans quelques semaines, ce qui serait amplement mérité. Mais le SUA peut nourrir quelques regrets au vu de cette rencontre disputée face aux Bretons.
En avant-match, nous évoquions l’importance du public d’Armandie, véritable 16e homme avec plus de 8 000 personnes au stade (en deçà des 9 000 espérées par le club), et la nécessité de l’embarquer dans la partie. Malheureusement, sur ce point, les Agenais se sont trompés, manquant leur entame.
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Dès la première action, la percée d’Enzo Benmegal, suivie quelques secondes plus tard par l’essai de Simon Augry, a mis les Vannetais dans une certaine zone de confort, gagnant rapidement en confiance. « On essaye souvent de mettre notre rythme en début de match à Armandie. Mais, cette fois, on n’a pas réussi », regrette Santiago Socino.
L’interception fatale
Au contraire, Armandie n’a pas pu s’enflammer, même au cœur d’un énorme temps fort, où les Agenais ont manqué trois occasions d’égaliser, se contentant d’une petite pénalité. « Il y a des regrets sur l’énergie qu’on déploie. On marque, mais on marque au bout de trois occasions… On n’est pas assez pragmatiques, et, malheureusement, c’est souvent que cela nous arrive », lâche Peyo Muscarditz, un brin désabusé de voir le scénario se répéter au fil des semaines.
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Car la première période a été un festival d’occasions manquées par les Agenais, et d’imprécisions en tout genre, à l’image d’un débordement de Julien Lebian se terminant par une passe au contact… à un Vannetais, faisant pester Mauricio Reggiardo. « On s’est un peu précipités quelques fois. Au final, on est toujours obligés de passer par ces phases émotionnelles où on fait l’ascenseur. On est obligés de se battre pour regagner le ballon, et reproposer une action pour se mettre dans des bonnes conditions, sans que le score ne bouge », détaille Muscarditz.
D’ailleurs, le match a définitivement basculé sur une imprécision de Craig Willis, voyant sa passe interceptée par Pierre Boudehent sur un gros temps fort des Agenais. « Le coup est bon, mais Boudehent a bien joué et bien lu l’action. Il a le droit d’être bon… Il fait tapis, et tente un coup de poker. C’est gagnant, mais cela aurait pu être à double tranchant », résume le centre basque du SUA. « On était en train de défendre depuis très longtemps, et cela nous a vraiment soulagés. C’était un peu le tournant, même s’il fallait bien gérer la fin de match », corrobore le talonneur breton Hayam El Bibouji.
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Ce qu’ont bien fait les visiteurs face à un SUA pas parfait, et manquant aussi un peu d’impact en défense, en témoigne l’échappée solitaire et bien trop facile de Léon Boulier (71e). Fébriles lors des premières minutes de jeu, trop imprécis en zone de marque, perméables en défense et commettant pas mal d’imprécisions dans le jeu courant, les Agenais ont donc manqué de trop de choses pour créer un exploit, même s’ils n’ont pas triché dans l’engagement. La marche était trop haute, et la marge d’erreur impossible…

