Un projet d’une future maison de l’autonomie sur la commune de Cagnac-les-Mines ne fait pas l’unanimité. Des riverains s’insurgent pour s’opposer à ce bâtiment XXL de quatre étages qui en ferait le plus grand bâtiment de la commune. Ils ont formé un collectif. Voici tout ce qu’il faut savoir.
Les riverains du lotissement de la Maurelié, entre les rues Yves-Montand, Jean-Ferrat et l’impasse Augustin-Malroux à Cagnac-les-Mines, s’inquiètent. Dans leur lotissement résidentiel, qui rappelle à beaucoup l’affaire Jubillar, pointe le futur projet d’une grande maison de l’autonomie.
Le permis de construire a déjà été déposé. Dans le quartier, on commence à structurer un collectif pour mettre à mal ce projet. “On n’est évidemment pas contre les maisons de l’autonomie, mais pas ici, en plein lotissement.” Pour eux, le choix de l’emplacement est contre nature. Placé dans un champ pentu, il ne répond en rien aux besoins des futurs résidents.

Un des membres du collectif vit mal l’idée de cohabiter avec cet énorme bâtiment de 65 mètres de long et 15 mètres de large, abritant 65 logements. “Vous imaginez la taille du bâtiment à quelques dizaines de mètres de mon jardin ?” Ce serait une petite catastrophe pour leur capital immobilier comme pour le voisinage. Il y a peu, ils ont participé à une réunion publique en mairie pour rencontrer les porteurs du projet.
Le plus grand bâtiment de la commune
“On n’a pas vraiment appris grand-chose, hormis que nous ne sommes qu’au début du dossier. Nous, dans cette zone boisée, avec seulement quelques pavillons, on veut garder notre qualité de vie. Là où ils veulent construire, on voit courir des animaux sauvages en liberté. On veut garder cela et ne pas être bétonnés avec le plus grand bâtiment de la commune.”
De son côté, Patrice Norkowski, maire de Cagnac, explique : “Cette maison de l’autonomie est portée par un des investisseurs privés sur un terrain privé. On ne peut pas faire grand-chose sur un dossier qui, rappelons-le, n’est pas neutre pour le développement de la commune.”
L’édile appuie que ce projet est soutenu par le conseil départemental et l’ARS, car avec le vieillissement de la population, les demandes explosent. “Ce terrain a été vendu par les enfants d’une propriétaire qui est décédée. Je rappelle que cet espace a toujours été constructible. Je ne crois pas que les riverains auraient préféré la création d’un lotissement de 40 maisons.”
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Le maire rappelle également que les investisseurs sont impliqués dans la conservation du site. Les arbres ne seront pas coupés. Des haies vont être plantées pour conserver l’intimité visuelle. Et côté bruit, on ne peut pas dire qu’une maison de l’autonomie produise beaucoup de décibels et de tapages nocturnes…
Côté hauteur, le toit va culminer à 18 mètres au point le plus haut. Enfin, pour faire face à ce cheminement pentu pour se rendre au centre du village, une navette pour transporter les résidents serait prévue.
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“Cette maison de l’autonomie va permettre de créer des emplois, faire fonctionner nos commerces. Je pense aux coiffeurs, boutiques, médecins, pharmacie, supermarché. C’est tout bénéfice pour nous”, conclut le maire, qui reconnaît que tout se passe dans le calme avec le collectif et que ce projet devrait être mené à bien.

