La fiscalité locale à Nice connaît un virage inédit. Le nouveau maire Éric Ciotti annonce une baisse de 20 % de la taxe foncière, soit jusqu’à 300 € d’économies annuelles pour les ménages, et 4 millions restitués aux résidences secondaires.
Le nouveau maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), élu face à son rival de toujours Christian Estrosi (Horizons) grâce à son alliance avec le RN, commence à prendre ses premières décisions de nouvel édile de la cinquième ville de France. Alors que de nombreuses communes ont décidé depuis plusieurs années d’augmenter la fiscalité locale, Éric Ciotti a décidé, comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale, de donner un coup de pouce aux propriétaires immobiliers en baissant la taxe foncière et la taxe d’habitation pour les résidences secondaires. Il l’a confirmé sur BFMTV, mercredi 1er avril, en précisant que la mesure sera à l’ordre du jour du conseil municipal du 24 avril pour application en septembre 2026.
“Ma première mesure sera un choc de pouvoir d’achat. Dès la fin du mois d’avril, nous baisserons les taux de la taxe foncière de 20 % pour effacer la hausse voulue par Christian Estrosi en 2024. Concrètement, cela représente un gain immédiat de 250 à 300 euros par an pour une famille vivant en cœur de ville”, avait affirmé Éric Ciotti au Figaro en début de semaine. Pour la taxe d’habitation, l’élu annonce qu’il va “rendre 4 millions d’euros aux résidents secondaires”.
Une des batailles de la campagne électorale
Le montant des impôts locaux, et en particulier celui de la taxe foncière, a été un réel enjeu pendant la dernière campagne des municipales à Nice. “Quand Christian Estrosi double la taxe foncière sur un mandat, c’est un mauvais maire”, martelait Éric Ciotti. Après une augmentation spectaculaire de 19,2 % votée en 2024, la municipalité avait annoncé la stabilité de son taux communal pour 2025 et 2026 et même jusqu’à 2030, rapportait Nice-Matin. Une annonce qui n’a pas suffi à Christian Estrosi pour conserver son fauteuil.
Dernièrement, le ministère de l’Économie a validé une réforme du système de calcul de la taxe foncière qui inclut de fait des équipements de “confort” comme la douche ou l’eau courante. Des millions de propriétaires ne les déclarent pas et ils pourront par conséquent voir leur taxe foncière augmenter de 63 euros en moyenne par logement. Ce qui pourrait rapporter 470 millions d’euros à Bercy.

