La descente en enfer continue pour l’Italie et son football. Déjà qu’elle ne participera pas à la Coupe du Monde 2026, elle pourrait se voir retirer l’organisation de l’Euro 2032 après les vives critiques du président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, ce jeudi 2 avril.
Jusqu’où descendra l’Italie ? Éliminée lors des barrages qualificatifs pour la Coupe du Monde ce mardi 31 mars après une énième bévue en Bosnie, l’Italie ne participera pas au Mondial pour la troisième fois de suite.
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Une situation qui plonge la Squadra Azzurra et sa fédération dans une situation catastrophique. Alors que le président de la Fédération, Gabriele Gravina, devrait annoncer sa démission ce jeudi 2 mars, entraînant avec lui celle du sélectionneur Gennaro Gattuso et de son staff composé d’ancienne légende de la Nazionale comme “Gigi” Buffon ou Léonardo Bonucci, c’est au tour d’Aleksander Ceferin de tirer sur l’ambulance dans les colonnes de la Gazzetta dello sport.
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Mais le président de l’UEFA n’a pas tiré sur la Fédération, d’autant plus que Gabriele Gravina est son vice-président au sein de l’instance européenne du football. Il a plutôt tiré à boulet rouge sur les dirigeants politiques italiens.
Quid de l’Euro 2032 ?
Il met en cause les politiques en les tenant responsables de cette élimination, est plus globalement des derniers échecs italiens à cause du désintéressement croissant des jeunes italiens pour le football. Dans sa ligne de mire, les infrastructures vétustes, un problème de longue date chez les Transalpins. “Ce n’est absolument pas la faute de Gabriele, et je n’oserais jamais m’en prendre ni aux joueurs ni à l’entraîneur. Les responsables politiques italiens devraient peut-être se demander pourquoi l’Italie possède l’une des pires infrastructures footballistiques d’Europe…”
Toujours dans le mythique quotidien aux pages roses, il transforme cette critique en menace. Il place un ultimatum sur l’organisation de l’Euro 2032 dont l’Italie a été désigné comme organisatrice. “L’Euro 2032 est prévu et aura lieu : j’espère que les infrastructures seront prêtes. Sinon, le tournoi ne se jouera pas en Italie.”
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Enfin, le Slovène conclut en invitant chacun à prendre ses responsabilités. “Le plus grand problème du football italien est la relation entre la politique footballistique et la politique « normale ». Si tout le monde se rangeait, vous deviendriez bientôt à nouveau champions d’Europe et du monde. Et si les personnes toujours négatives continuent ainsi, alors les choses vont très mal tourner dans le football.”

