Les joueuses de Plaisance-du-Touch, Odile Oliveira et Elsa Loubière, sont depuis le week-end dernier les nouvelles championnes de Haute-Garonne en doublette féminine.
Si l’on s’en tient au gentilé féminin, on parlera de « Plaisançoises ». Le club, lui, c’est la Boule Plaisantine. Mais trêve de… Plaisanterie, poisson d’avril ou pas.
Dimanche dernier, alors que la nuit était tombée et que le score était de 12-9 (point par terre compris) en faveur des Cazériennes, Odile Oliveira et Elsa Loubière n’avaient certainement pas envie de rire aux éclats. Trois boules en mains, c’est plus qu’il n’en fallait à Debbie Hemery pour porter le coup de grâce. Et pourtant…
L’an passé, les deux missiles « longue portée » expédiés par la Franco-Américaine du côté d’Aspet avaient inversé une tendance des plus compromises. En finale, et face, on vous le donne en mille, à Loubière mère et fille associées à Odile Oliveira sous la bannière de Saint-Lys : 13-12.
Lequel résultat chargé de symbole(s) fut également celui de cette session ramonvilloise surveillée de près par Charles Lopes, Brigitte Sans, Bernard Peironne, Loïc Laybro et Denis Stiback. Comme quoi, « à douze, on y reste parfois » : 0-1, 1-1, 3-1, 5-1, 5-3, 5-5, 5-7, 5-10, 9-10, 9-11, 9-12, 11-12, puis 13-12, les néo-Plaisançoises pouvaient exulter.
Une belle récompense pour Jean-François Beq, le président des « jaune et noir » des bords du Touch. Une récompense, mais pas une surprise tant le talent conjoint du binôme est connu et reconnu de longue date. Odile Oliveira a joué à Merville, à Lévignac, à Daux, à Saint-Lys, club avec lequel elle a connu ce qui constitue à ce jour son point culminant, demi-finale du championnat de France à la clé aux côtés de son actuelle coéquipière et de Darnaud.
Loubière : 10 ans déjà
Elsa Loubière, plus jeune mais tout aussi expérimentée, avait participé à son tout premier championnat de France en 2016, à Bagnols-sur-Cèze et avec Tournefeuille.
De quoi prendre la route de Bergerac, dans un peu moins de trois mois, en toute confiance, à charge pour les lauréates 2026 de redorer le blason haut-garonnais comme cela avait été le cas à Chalon-sur-Saône il y a quatre ans.
Côté cazérien, pas d’abattement excessif. Une équipe en finale, une autre en demi-finale (Ferradou, Boher) , une troisième sur le Grand Huit (Aslani, Cognac), on n’est pas loin du tir groupé en dépit d’un tirage au sort pour le moins défavorable. Il suffit pour s’en convaincre de jeter un œil sur les confrontations « fratricides » (ou plutôt, leur équivalent féminin) remportées par Hemery et Biau.
N’oublions pas de mentionner le très beau parcours des Lasbordaises (Christine Delahaye et Laura Munoz) , parcours qui leur vaudra de se présenter au rattrapage auscitain, le 25 mai prochain.

