Le pétrolier « PGC Taormina » ancré dans le Grand Port Maritime de Marseille-Fos, à Fos-sur-Mer, le 17 mars 2026. MIGUEL MEDINA/AFP
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« C’est un nouveau choc pétrolier ! » Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, n’a pas été des plus rassurant devant les députés, ce mardi 24 mars, lorsqu’il a évoqué la guerre au Moyen-Orient. La formule est forte : elle rappelle une période noire, celle qui a mis un terme définitif à la forte croissance des années d’après-guerre. Le « choc pétrolier », ce fut la multiplication par quatre du prix de l’or noir en 1973, lorsque les grands pays producteurs, membres de l’Opep, avaient réduit leurs livraisons vers l’Occident pour sanctionner le soutien des Etats-Unis à Israël durant la guerre du Kippour. Une crise économique majeure commence alors : inflation galopante, récession, chômage de masse… Ce furent des années de « stagflation » (une croissance faible ou nulle conjuguée avec une forte augmentation des prix) qui ont donné des sueurs froides à tous les gouvernements durant une dizaine d’années.
Ce contexte n’est pas sans rappeler, bien entendu, quelques éléments de la situation actuelle. Sauf que… personne ne voit encore poindre la moindre crise économique ! Ni en France ni même en Europe. « Je regrette ce terme de “choc pétrolier” qui s’appliquait à la situation internationale, pas à la s…
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