March 28, 2026

Pro D2 : "C’est une faillite mentale", les premières réactions après la défaite du SU Agen contre Béziers

l’essentiel
Vendredi 27 mars, le SUAgen s’est incliné contre Béziers au stade Raoul-Barrière (32-13). Les réactions.

Mauricio Reggiardo (manager du SU Agen) : “Je crois qu’on est venus avec beaucoup d’intentions de jeu. On a beaucoup produit. On domine la première mi-temps et on ne se paye pas. On a perdu le fil du match, on n’a pas joué en équipe. Le public accompagne l’équipe quand elle marche bien. On ne l’a pas entendu pendant soixante minutes. On est rentrés dans un cercle vicieux avec des fautes. Les vingt dernières minutes, on n’a pas joué en équipe. Si les joueurs ne sont pas bons, c’est de ma faute. Je me suis trompé, c’est moi qui ai choisi les mecs sur la pelouse. Mais je ne vais pas me tromper toutes les semaines. Pour gagner ici, il fallait du caractère et beaucoup de lucidité. Il nous a manqué de la lucidité lors des vingt dernières minutes. Il nous a manqué d’intelligence situationnelle. C’est un enchaînement de trois actions qui nous fait sortir du match. On s’est mis à déjouer. C’est ça la différence entre une équipe du top 6 et une équipe hors du top 6.”

Romain Uruty (demi d’ouverture de Béziers) : “On a subi pendant soixante bonnes minutes. Après la rentrée du carton jaune, on s’est remis en avant. Il faut se servir de ces quinze dernières minutes pour la fin de saison. On a peut-être eu un supplément d’âme en fin de match pour sauver le club. Félicitations à Agen, ça fait du large. Ça joue vraiment très bien. Ils sont passés à plusieurs reprises, nous, on a fait le dos rond et on a tenu, et eux n’ont pas réussi à conclure. Après, il leur a manqué peut-être un peu de fraîcheur.”

Yahnis El Maslouhi (talonneur de Béziers) : “Tout le groupe est concerné. Les quinze qui ont démarré font le boulot pour ne pas trop encaisser. Si on termine en trombe ce match, c’est grâce à eux. Ce qu’on a comme chance, c’est d’avoir notre destin entre nos mains. Si on continue à faire des matchs comme celui-ci, avec des fins de match comme ça, on va s’en sortir.”

Peyo Muscarditz : “C’est un peu comme si on avait abdiqué”

Peyo Muscarditz (centre du SU Agen) : “Mentalement, ça a basculé. On a baissé le regard et on a été la tête dans les chaussettes quand on est passé de 12-13 à 15-13. Il y a eu beaucoup d’échecs dans notre jeu, notamment en première mi-temps. Et on s’est frustrés. On a peut-être été trop gourmands et ça s’est retourné contre nous. C’est une faillite mentale. En fin de match, c’est un peu comme si on avait abdiqué. Ça ne représente pas notre niveau sur les derniers blocs. On n’a pas raté le match, on a raté les vingt dernières minutes. On s’est mis un peu le bouillon tout seuls. On a aussi eu un souci de discipline, on a eu deux cartons jaunes et de nombreuses pénalités en seconde période. On était venus ici avec des ambitions. On n’est pas abattus. On avait l’objectif de gagner ici, mais c’est raté. On va préparer Vannes pour gagner le match. On va se mettre en condition pour jouer les meilleurs du championnat. Il n’y a plus trop de questions à se poser.”

David Irazoqui (entraîneur adjoint de Béziers) : “Je sais depuis le début qu’on a du caractère et qu’on y croit. Même s’il y en a qui ne nous croient pas, on est intimement convaincus que tout le monde au club donne tout. On savait que ça allait être un bras de fer contre une équipe en confiance. Il faut tirer un coup de chapeau au banc, ils ont fait un énorme boulot. Ils ont amené beaucoup d’énergie, d’avancée et de combat. Il reste six matchs et on va devoir se bagarrer encore pour se sauver. On va aller à Nevers, ça va être très dur. Il va falloir répondre dans l’intensité et dans le combat.”

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