Nous sommes allés à la rencontre de Rosana Pons, boulangère “au Credo” à Toulouse. Atteinte de la maladie cœliaque, cette boulangère passionnée est intolérante au gluten et vit avec cette maladie depuis trois ans. Entre choc émotionnel et résilience, elle a fait de sa maladie une force.
Tout bascule il y a trois ans, lorsque Rosana Pons, boulangère “au Credo” à Toulouse apprend qu’elle est atteinte de la maladie cœliaque. Cette pathologie auto-immune et chronique attaque les parois de l’intestin grêle dès la moindre ingestion de gluten. Pour une professionnelle dont le quotidien s’articule autour de la farine de blé, l’annonce a provoqué un choc émotionnel immédiat.
J’ai pleuré évidemment, parce que c’est vraiment trop un comble pour une boulangère”, confie-t-elle. Pourtant, l’idée de changer de voie ne lui a jamais traversé l’esprit, malgré les interrogations légitimes de son entourage et de son employeur.
“C’est comme si la maladie n’existait pas”
Au cœur du fournil, le quotidien s’est organisé autour de cette réalité invisible. Pour son patron, Michel Rokita, l’implication de Rosana est totale : “Elle travaille comme les autres, elle est engagée comme les autres… C’est comme si la maladie n’existait pas”.
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Façonnage des pâtes, gestion de la cuisson, rigueur technique : rien n’a changé, à une exception près. Rosana Pons doit désormais renoncer à goûter ses propres créations ou celles de ses collègues. Pour Michel Rokita, sa maladie est devenue un simple “épiphénomène” qui n’altère en rien la qualité de sa production au quotidien.
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Aujourd’hui, Rosana regarde vers l’avenir avec une ambition renouvelée. Pour elle, s’orienter comme boulangère sans gluten est désormais une évidence : une manière de transformer son défi personnel en une expertise professionnelle unique.

