Taleb Alrefai, auteur de « l’Impossible roman de l’honorable monsieur K. », une passionnante radiographie de la sociologie familiale dans la société koweïtienne d’aujourd’hui. (C) D.R. ACTE SUD
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L’autofiction, pas l’armée US, débarque au Koweït. Oui, vous avez bien lu. Au pays de l’or noir, on fait maintenant jeu égal avec Christine Angot, comme le prouve avec brio le nouveau roman de Taleb Alrefai. Jugez plutôt : un riche homme d’affaires koweïtien demande à un écrivain endetté de raconter sa vie dans un roman dont il lui fournira le modèle. Le nom de l’écrivain ? Taleb Alrefai lui-même, secondé par une sorte de double immatériel, qui ponctue la narration d’interventions où il met en garde Alrefai, et tombe aussi amoureux de la jolie fille de l’industriel. Si « l’Impossible roman de l’honorable monsieur K. » est sans doute le premier roman postmoderne du Moyen-Orient, c’est aussi un texte au charme unique autant qu’une passionnante radiographie de la sociologie familiale dans la société koweïtienne d’aujourd’hui. Taleb Alrefai, que nous avons pu interroger par mail, s’en explique.
Comment avez-vous pris conscience de votre envie de devenir écrivain dans un pays où l’on se fraye le plus souvent un chemin dans le monde des affaires et du commerce ?
Taleb Alrefai Je viens d’une famille de la classe moyenne et je suis l’aîné de trois frères. Mon père est imam d’une mosquée, d’un e…
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