Depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février dernier, une nouvelle manière de parler des conséquences économiques du conflit armé au Moyen-Orient s’impose : la “Trumpflation”. Contraction du nom du président des États-Unis, Donald Trump, et d’inflation. Cette expression concerne de nombreuses hausses de prix que nous connaissons à l’heure actuelle.
Après l’inflation, la “shrinkflation” (emballages et prix identiques mais quantités réduites), la “cheapflation” (modification de la recette d’un produit en privilégiant des ingrédients de moindre qualité) ou la “stretchflation” (augmentation modérée du poids d’un produit mais démesurée du prix), voilà la “Trumpflation”. Une nouvelle expression pour dénoncer toutes les hausses de prix qui interviennent en conséquence de la guerre en Iran. L’expression avait déjà été utilisée l’an dernier en raison des hausses de prix qui étaient dues aux droits de douane que le président américain Donald Trump voulait imposer à de nombreux pays.
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Mais la “Trumpflation” est à nouveau à l’ordre du jour avec la guerre en Iran. En effet, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février dernier, en raison des frappes américaines et israéliennes sur l’Iran, les prix de l’énergie, des carburants et d’autres produits ont décollé et pourraient se répercuter sur d’autres produits du quotidien.
Les prix de l’énergie, un exemple de Trumpflation
C’est sans doute la manifestation la plus concrète de la “Trumpflation” depuis le début de la guerre. Avec le détroit d’Ormuz bloqué par le régime des mollahs iraniens en représailles aux frappes américano-israéliennes, la circulation des hydrocarbures est fortement entravée au niveau mondial, faisant augmenter les prix à la pompe.
Les prix ont donc de nouveau atteint, voire dépassé, les 2 € le litre, alors que les États piochent dans leurs réserves stratégiques pour éviter tout risque de pénurie et une envolée plus importante des prix.
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Les prix du gaz et du fioul domestique ont également augmenté depuis le début de la guerre, ainsi que ceux du kérosène pour les compagnies aériennes. La hausse pour ces dernières est pour le moment contenue puisqu’elles achètent en avance leur carburant, mais les prix pourraient augmenter si la guerre au Moyen-Orient venait à se prolonger.
Des répercussions plus importantes
Cependant, cette “Trumpflation” pourrait prendre des proportions plus importantes au-delà de l’énergie. Parmi les exemples les plus saillants, elle pourrait affecter le prix de certaines denrées alimentaires dans les grandes surfaces. En effet, les coûts énergétiques en hausse pourraient se répercuter sur certains produits qui pourraient voir leur prix augmenter. Le transport pourrait, par exemple, engendrer cette hausse si le prix des carburants continue d’augmenter.
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Les hausses de prix de l’engrais en même temps que celles du carburant pourraient aussi avoir des répercussions sur le monde agricole, qui pourrait être contraint également de gonfler ses prix.
Les hausses du prix du kérosène pour les compagnies aériennes pourraient également pousser ces dernières à augmenter leurs prix, notamment sur les périodes de vacances. Il est donc recommandé de réserver tôt ses prochaines vacances afin d’éviter cette “Trumpflation”.

