Après un putsch raté des joueurs contre le staff, le capitaine emblématique Clément Darbo a fait le choix de quitter Lourdes. Il dément toute éviction de la part du club et justifie son départ par une usure face au contexte ambiant.
Lourdes vient de connaître une semaine des plus agitées. Lors d’une réunion houleuse, lundi 16 mars, une grande majorité des joueurs a émis la volonté de se séparer des entraîneurs dans une lettre dénonçant, notamment, des problèmes de management.
Un putsch des joueurs qui n’a pas conduit à l’éviction des entraîneurs, soutenus et confortés par Bruno Horta comme évoqué dans nos colonnes. Un désaccord qui a conduit, notamment, à la défection de deux joueurs avant le déplacement, samedi 21, à Cahors.
“Personne ne m’a mis dehors”
Et pas des moindres puisqu’en plus du pilier Thomas Mamou, c’est l’ex-joueur professionnel arrivé en 2023 au FCL et capitaine-buteur, Clément Darbo, qui n’était pas du voyage dans le Lot.
Mais contrairement à ce que nous avons écrit, les deux joueurs dont Clément Darbo “n’ont pas été remerciés par le comité directeur lourdais”.
Une précision que tient à apporter le demi de mêlée de Lourdes, auteur de deux saisons exemplaires : “Il n’y a personne qui m’a mis dehors, c’est moi seul qui ai pris la décision de partir. Je ne me suis pas exprimé durant la réunion tellement c’était lunaire mais, après, j’ai dit aux dirigeants que j’arrête de jouer. J’en ai marre et je suis usé.”
Après avoir accompagné le club vers l’étage supérieur au terme de la saison 2023/2024, le demi de mêlée était un élément essentiel dans le moteur du FCL XV cette saison avec 144 points marqués en 16 matchs joués (1 essai, 14 transformations et 37 pénalités).
“Être capitaine a été lourd à porter cette année”
Reste que si l’ex-joueur professionnel, âgé de 40 ans, qui était arrivé à Lourdes en Fédérale 2 en 2023 après avoir écrit de belles pages en Pro D2, notamment en 2012 avec Grenoble pour le titre, tout en connaissant deux montées en Top 14 avec Grenoble puis avec Agen (2015), ne fait plus partie de l’effectif lourdais, il en est le premier affecté : “Oui, j’aurais aimé terminer ma carrière de manière différente mais je ne voulais pas continuer dans ce contexte. Je sais ce que j’ai fait pour mon sport mais cela ne pouvait plus continuer. J’allais aux entraînements pour voir mes coéquipiers mais on sortait frustrés. Donc, au bout d’un moment, j’étais usé de jouer et devoir gérer tout. J’ai eu le trop-plein et comme je suis un joueur réglo qui n’a jamais eu de problème nulle part, j’ai préféré être honnête et j’ai dit stop”.
Rappelons que, lundi dernier, c’est une réunion des joueurs qui avait mis le feu aux poudres dans le stade Antoine-Béguère ; certains réclamaient le départ des entraîneurs. “Il y a des joueurs qui se disent cadres de l’équipe, qui ont été mis un peu de côté parce que leur performance était moins bonne. Les mêmes joueurs sont Lourdais et ils estiment que c’est à eux de jouer parce qu’ils sont Lourdais. Et le problème, c’est qu’ils ont tenté de faire un putsch”, nous avait expliqué le président Bruno Horta.

