Dimanche 22 mars 2026, à Arad (Israël). Un juif ultra-orthodoxe regarde des bâtiments détruits après la frappe par un missile iranien. AMIR LEVY / GETTY IMAGES VIA AFP
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Ce dimanche 22 mars, la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël entre dans son 23ᵉ jour. Voici les dernières informations sur ce conflit étendu à plusieurs pays tiers
Un mort et une centaine de blessés en Israël
Plusieurs détonations ont été entendues à Jérusalem ce dimanche par des journalistes de l’AFP, après l’avertissement par l’armée israélienne de tirs iraniens de missiles en direction du centre d’Israël. « A ce stade, aucun blessé n’a été signalé », ont déclaré les secouristes du Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Une personne a été tuée dans le nord d’Israël par un tir de roquette depuis le Liban, ont annoncé les secours israéliens.
« Il y a peu de temps, un tir en provenance du Liban en direction d’une localité le long de la frontière nord a été identifié. Des dégâts et des blessés sont à déplorer », a d’abord annoncé l’armée. « Deux véhicules se sont entièrement embrasés après un impact direct dans le kibboutz de Misgav Am : les pompiers ont dégagé une victime décédée sur les lieux », ont précisé les services des pompiers dans cette région.
Deux missiles iraniens se sont abattus samedi soir sur les villes de Dimona et Arad, dans le sud d’Israël, faisant plus d’une centaine de blessés et de lourds dégâts matériels. Dimona est connue pour abriter un centre de recherche nucléaire stratégique, situé à environ cinq kilomètres du lieu de l’impact.
Le tir sur Dimona est une « réponse » à une frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz, a affirmé de son côté la télévision d’Etat iranienne.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a appelé « à la retenue militaire maximale », assurant n’avoir « reçu aucun signe sur d’éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev ».
Frappes israéliennes au centre de Téhéran
L’armée israélienne a dit mener des frappes dans le centre de Téhéran, quelques heures après les deux attaques iraniennes destructrices dans le sud d’Israël.
L’armée « est actuellement en train de mener des frappes sur le régime terroriste iranien au cœur de Téhéran », a-t-elle déclaré dans un court communiqué.
Ultimatum de Trump pour rouvrir le détroit d’Ormuz
Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l’Iran : les Etats-Unis anéantiront ses centrales électriques si la République islamique ne rouvre pas le détroit d’Ormuz au trafic maritime dans les 48 heures.
« Si l’Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d’Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE ! », a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
En réponse, l’armée iranienne n’a pas tardé à affirmer qu’elle visera de son côté les infrastructures énergétiques, de technologies de l’information et de dessalement de la région.
Une base militaire en Irak cible de drones
L’agence officielle iranienne Irna a affirmé ce dimanche qu’une attaque de drones avait visé une base militaire près de l’aéroport de Bagdad en Irak.
Cette base « a de nouveau été la cible de frappes de drones », a écrit Irna, en faisant référence à un complexe militaire utilisé auparavant par l’armée américaine.
Les Emirats arabes unis visés
« Les défenses aériennes des Émirats arabes unis réagissent actuellement à des menaces de missiles et de drones en provenance de l’Iran », a indiqué le ministère de la Défense sur X. Il avertit la population que les « bruits entendus sont le résultat de l’interception » des attaques.
L’explosion d’un « projectile inconnu » a été signalée ce dimanche tout près d’un vraquier au large des Emirats arabes unis dans le Golfe, a indiqué l’agence maritime britannique UKMTO.
Tout l’équipage est sauf, selon l’UKMTO, qui précise que l’explosion a eu lieu à 15 miles nautiques (près de 28 kilomètres) au nord de la ville émiratie de Charjah, non loin du détroit d’Ormuz.
Trois missiles sur la région de Ryad
L’Arabie saoudite a ordonné à un diplomate iranien et à trois membres de son équipe de quitter le pays, alors que le pays est visé, comme les autres monarchies du Golfe, par des frappes de l’Iran en représailles aux attaques israélo-américaines.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a fustigé « les attaques iraniennes répétées » et annoncé avoir « pris la décision de déclarer persona non grata l’attaché militaire de l’ambassade de la République islamique d’Iran, ainsi que trois membres de la mission militaire de l’ambassade ».
Le ministère de la Défense saoudien a indiqué que trois missiles balistiques ont visé la région de Ryad. « Un missile a été intercepté, tandis que les deux autres sont tombés dans une zone inhabitée », a écrit sur X le ministère, qui a aussi fait état de l’interception de plusieurs drones au-dessus du pays depuis ce dimanche minuit.

