Samedi 21 mars, deux missiles ont frappé Israël, faisant plus d’une centaine de blessés et d’importants dégâts dans les villes de Dimona et d’Arad. L’AIEA appelle à la retenue alors que la tension nucléaire s’intensifie.
Dans la soirée du samedi 21 mars, Israël a été grièvement frappé par deux missiles lancés par l’Iran. Une centaine de blessés sont à déplorer ainsi que de lourds dégâts, rapportent les services de secours israéliens.
La première frappe a touché la ville de Dimona en début de soirée. Une cible stratégique puisqu’elle abrite le centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres. Une installation impliquée ces dernières décennies dans la production d’armes nucléaires.
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L’attaque serait une “réponse” directe à la frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz, survenue plus tôt dans la journée, selon la télévision d’État iranienne. Interrogé par BFMTV, l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, a affirmé que le missile avait frappé une zone résidentielle à 5 kilomètres du centre nucléaire, sans affecter ce dernier.
Selon les dernières estimations des secours israéliens, 39 personnes ont été blessées dans l’attaque, dont un enfant de dix ans. Un bâtiment a été la cible privilégiée du missile et s’est effondré.
Attaques directes contre les zones résidentielles
Plus tard dans la soirée, c’est une seconde ville israélienne qui a été attaquée par les missiles iraniens. Une zone résidentielle de la ville d’Arad, située à 25 kilomètres de Dimona, a été touchée.
Plusieurs bâtiments ont été fortement endommagés et au moins 84 personnes ont été blessées. Dix d’entre elles sont dans un état très grave selon le dernier bilan du Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge.
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Sur son compte X, le président du Parlement iranien Mohammad-Bagher Ghalibaf s’est félicité du peu de défense aérienne d’Israël. “Si le régime israélien ne parvient pas à intercepter les missiles dans la zone hautement sécurisée de Dimona, cela marquera, sur le plan opérationnel, le début d’une nouvelle phase du conflit”, a-t-il affirmé.
Israël a affirmé sa détermination à poursuivre le conflit
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a qualifié la soirée de samedi de “très difficile dans la bataille pour notre futur” mais a réaffirmé sa détermination à “continuer de frapper nos ennemis sur tous les fronts”.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a lancé un appel urgent à la “retenue militaire maximale” dans la région. Il fait suite à l’impact du missile près du centre de recherche nucléaire de Dimona mais aussi aux frappes qui ont visé le complexe de Natanz en Iran samedi 21 mars.
Le directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, a réitéré que les sites nucléaires ne doivent jamais être pris pour cible, avertissant qu’un accident pourrait avoir des conséquences radiologiques graves dépassant les frontières nationales.
Ce dimanche 22 mars, des explosions ont été entendues à Jérusalem. “À ce stade, aucun blessé n’a été signalé”, d’après les secouristes sur place.

