A la veille d’élections municipales cruciales à Toulouse, le Premier ministre recevra les collectivités locales d’Occitanie pour confirmer le financement de la part de l’Etat.
La LGV Bordeaux – Toulouse est plus que jamais suspendue au vote des élections municipales de Toulouse. Alors que le maire Jean-Luc Moudenc est pour la LGV et son adversaire François Piquemal contre, le projet va connaître un coup d’accélérateur. Selon nos informations, Sébastien Lecornu va recevoir dans les prochaines semaines Carole Delga, présidente de la région Occitanie, puis une délégation de France urbaine dont Jean-Luc Moudenc est premier vice-président. Le but de ces rencontres sera d’engager l’ultime phase de ce projet de la grande vitesse qui mettrait Toulouse à 3 h 10 de la capitale parisienne.
Après Castex, Lecornu à la manœuvre
Un peu à la façon de son prédécesseur Jean Castex, le Premier ministre entend jouer le rôle de débloqueur de la situation. En effet, face aux contraintes budgétaires, l’État a fait planer le doute ces derniers mois sur sa réelle capacité à financer sa part de ce grand chantier qui a déjà commencé avec les nœuds ferroviaires du nord de Toulouse et du sud de Bordeaux. L’État s’était engagé dans un plan de financement à apporter 40 % des fonds, soit 5,7 milliards d’euros, c’est-à-dire autant que les collectivités locales, alors que l’Union européenne assurerait 20 %.
L’État veut tenir sa promesse
Selon nos informations, le Premier ministre entend affirmer que l’État sera au rendez-vous de ses promesses. “Il existe une vraie volonté de la part de Sébastien Lecornu”, confie un proche du dossier. Très concrètement, le signal est bon pour la LGV alors que dans quelques semaines doit être rendu le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI) qui doit classer par priorité les grands projets d’infrastructures françaises.
Ce classement doit guider le gouvernement dans les choix les plus urgents. Il va de soi que de l’issue du scrutin des municipales de Toulouse ce dimanche 22 mars dépendra la concrétisation de la promesse de l’État de financer ce projet. Car dans l’hypothèse d’une métropole sans majorité en faveur de la LGV en cas de bascule politique, l’État pointera les divisions pour temporiser, une énième fois.

