Le visionnage de cette vidéo est susceptible d’entraîner un dépôt de cookies de la part
de l’opérateur de la plate-forme vidéo vers laquelle vous serez dirigé(e).
Compte-tenu du refus du dépôt de cookies que vous avez exprimé,
afin de respecter votre choix, nous avons bloqué la lecture de cette vidéo.
Si vous souhaitez continuer et lire la vidéo, vous devez nous donner votre accord
en cliquant sur le bouton ci-dessous.
J’avais prévu cette conversation avec Chowra Makaremi il y a quelques semaines. Et puis la guerre a commencé. Nous avons donc décidé de publier rapidement cet entretien, enregistré le 13 mars 2026, parce qu’il est urgent de comprendre ce qui se passe dans la société iranienne, et pas seulement dans les rapports de force entre Etats.
Chowra Makaremi est anthropologue au CNRS, franco-iranienne, née à Shiraz en 1980, juste après la révolution de 1979. Elle travaille depuis des années sur l’Iran contemporain, sur la violence politique et sur les mouvements de contestation, notamment Femme, Vie, Liberté, qu’elle a raconté au fil de chroniques et d’analyses.
D’emblée, Chowra confie à quel point il est difficile de penser « à chaud », quand on a des proches, des attaches, une histoire – et pourquoi elle tient pourtant à une pensée non binaire, qui refuse les récits trop simples, même quand la violence envahit tout.
Dans cette conversation, nous parlons de la capacité du régime à résister malgré des soulèvements répétés, de l’architecture du pouvoir – entre appareil légal et violences extra-légales – et de la façon dont la répression s’est réinventée, du voile imposé dès 1979 aux formes contemporaines de terreur et de surveillance.
Nous revenons longuement sur ce qui reste de Femme, Vie, Liberté et sur l’ampleur de la riposte : répression, isolement, fragmentation, peur – et pourtant, une société qui continue à se transformer.
Enfin, cette discussion est aussi traversée par une histoire intime – celle de sa famille, de la révolution de 1979 et des violences d’Etat – comme un rappel que l’Iran d’aujourd’hui ne se comprend pas sans la profondeur du temps et sans les vies prises dans l’histoire.
Une conversation pour essayer de tenir ensemble ce que la guerre tente toujours de détruire : la nuance, le réel et la complexité d’un peuple.
◗ Découvrez la chaîne Youtube « le Monde de Pierre Haski »
◗ Toutes les chroniques de Pierre Haski sont à retrouver ici

