Des membres des forces de sécurité marocaines devant le tribunal de première instance de Rabat, où la militante féministe Ibtissame Betty Lachgar a été conduite le 12 août 2025, deux jours après son arrestation. ABDEL MAJID BZIOUAT/AFP
Il semble impossible d’imaginer Ibtissame « Betty » Lachgar diminuée, incapable de réaliser seule les gestes du quotidien les plus simples. Pourtant, le témoignage de Ghizlane Mamouni, l’avocate de la militante marocaine des droits humains, ne laisse aucun doute. L’insubmersible féministe au sourire insolent et aux positions laïques révolutionnaires, qui a témoigné de nombreuses fois dans les colonnes du « Nouvel Obs », dépérit derrière les barreaux des geôles du royaume.
Emprisonnée depuis le 10 août 2025 pour avoir posté sur le réseau social X une photo d’elle vêtue d’un tee-shirt portant l’inscription « Allah is lesbian », condamnée en appel en octobre à trente mois de prison, la militante de 50 ans, incarcérée quelques semaines avant une importante opération chir…
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