March 19, 2026

Municipales 2026 : "La LGV est une chance pour Agen" selon Jean Dionis et Alain Rousset

l’essentiel
Venu à Agen pour soutenir le candidat de gauche Laurent Bruneau, Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine, est sur la même longueur que le maire sortant Jean Dionis sur le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse.

– Agen au cœur : “Vous vous êtes mis d’accord sur la LGV et le nucléaire avec Alain Rousset ?”.
– Vivement Agen : “Nous assumons de ne pas être d’accord sur tout et de trouver des compromis. Nous nous retrouvons sur l’essentiel : faire gagner Agen”.

Agen au cœur est le nom de la liste conduite par Jean Dionis. Le maire sortant a terminé, dimanche dernier, en seconde position au soir du premier tour des élections municipales, recueillant 32,26 % des suffrages. Celle de Vivement Agen est portée par Laurent Bruneau. Le candidat de la gauche, vainqueur (34,5 %) du premier round, accueillait Alain Rousset mercredi en fin de matinée. Le président de la région Nouvelle-Aquitaine venait lui apporter son soutien.

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Entre midi et deux, la publication sur les réseaux sociaux d’un cliché de leur déambulation dans les rues n’a pas manqué d’attirer l’attention de l’équipe Dionis. D’où le commentaire ironique d’Agen au cœur et la réponse immédiate de Vivement Agen. Depuis longtemps, le maire d’Agen estime que Laurent Bruneau ne défendra pas de toutes ses forces la LGV Bordeaux-Toulouse. En conseil municipal ou ailleurs, les deux hommes se sont expliqués de nombreuses fois sur le sujet. Parfois en haussant le ton.

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“Un plan global “LGV et territoire”

Jean Dionis est impliqué corps et âme dans ce dossier structurant. Il en a fait un marqueur fort de son programme. Il annonce un plan global “LGV et territoire”. Il promet de porter une attention particulière à l’aménagement à réaliser autour de la future gare TGV Agen-Brax et de se mobiliser pour obtenir une navette intergares performante.

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Il précise en outre que l’Agglomération, par l’intermédiaire du club TGV Agen-Porte de Gascogne et d’un inter-SCoT (Schéma de cohérence territoriale), engagera une démarche de partenariat avec les intercommunalités de l’Albret et du Confluent “afin de les associer à l’accueil de la nouvelle gare”. Il le déclare souvent : “La LGV est une chance pour Agen”. Il est sur la même longueur d’onde qu’Alain Rousset…

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Ayant toujours plaidé pour la rénovation des voies existantes, Laurent Bruneau, lui, craint un déplacement du centre de gravité économique vers l’ouest, où il y a déjà le Technopole Agen Garonne. Et ceci au détriment du centre-ville. Il a une formule pour résumer ça : “Le grand déménagement”. “Et puis, dit-il, il faut arrêter la martingale comme quoi Agen est décideur, notamment sur le nombre d’arrêts par exemple”.

“Est-ce qu’on veut décarboner ce pays ou pas ?”

Sébastien Delbosq adopte une posture qu’il qualifie de “pragmatique”. Le candidat RN, troisième au premier tour (30,55 %), est favorable à la LGV même s’il regrette que les Agenais paient déjà la TSE (taxe spéciale d’équipement). “Si la LGV se fait, assure-t-il, je me battrai pour qu’il y ait un maximum de navettes entre le centre-ville et la nouvelle gare”.

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Quant à Alain Rousset, il a répété, mercredi, que la LGV “est une chance”. Et d’enfoncer le clou : “La LGV, c’est le train du quotidien en Nouvelle-Aquitaine. Aujourd’hui quand je vais à Poitiers, je mets 2 h 30 en voiture, et une heure en train. Évidemment que pour Agen, ce sera aussi le train du quotidien. Comme pour Poitiers, Angoulême… Est-ce qu’on veut décarboner ce pays ou pas ?”

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