Un stand d’information du syndicat SUD-Solidaires a été organisé mardi 17 mars devant l’établissement André-Mathis, à Saint-Gaudens. Cela afin de dénoncer la remise en cause de la prise en charge des trois premiers jours d’arrêt maladie à l’Asei.
Mardi 17 mars, des membres du syndicat Sud-Solidaires ont tenu un stand d’information et de tractage devant l’établissement André-Mathis, à Saint-Gaudens. Cette action locale s’inscrivait dans un mouvement plus large, notamment au siège de l’Asei, à Ramonville.
Le syndicat dénonce la remise en cause de la prise en charge des trois premiers jours d’arrêt maladie, jusqu’alors rémunérés. “Ce qu’on considère, c’est le recul social que ça génère”, a expliqué la déléguée syndicale de la zone Sud, évoquant un accord d’entreprise en vigueur depuis 55 ans. D’après les représentants syndicaux, cette décision s’inscrit dans une logique d’économies.
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Un malaise exprimé par les salariés
Sur place, des salariés ont fait part de leurs inquiétudes face à cette évolution. Ils décrivent des conditions de travail marquées par une charge mentale importante et une fatigue psychique liée à leurs missions dans le médico-social. “Remettre en cause ces trois jours, c’est presque une aberration”, a témoigné l’un d’eux, estimant que cette mesure pourrait fragiliser davantage les personnels. Les intervenants ont également souligné que le taux d’arrêts maladie au sein de l’association ne dépasserait pas la moyenne nationale. Dans ce contexte, ils jugent la décision difficile à comprendre.
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Dans le Comminges, où l’Asei constitue un employeur important avec plusieurs centaines de salariés, les syndicats estiment que ces choix pourraient nuire à l’attractivité du secteur. “Ce n’est pas comme ça qu’on donnera envie de venir travailler dans le médico-social”, a indiqué la déléguée syndicale. L’action menée à Saint-Gaudens se voulait “symbolique” et n’a pas entraîné de blocage. Selon un salarié présent, la mobilisation a néanmoins rassemblé “plus de grévistes qu’attendu”.

