March 18, 2026

La croisière tourne au cauchemar : plus de 150 passagers souffrent de gastro-entérite sur un paquebot dans les Caraïbes

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Une épidémie de gastro-entérite aiguë a frappé le paquebot Star Princess lors d’une croisière dans les Caraïbes en ce mois de mars 2026. Le virus a touché 104 passagers et 49 membres d’équipage.

Les vacances ont été gâchées pour les croisiéristes dont le voyage de rêve dans les Caraïbes a viré au cauchemar. L’alerte sanitaire, signalée par la compagnie Princess Cruises le 11 mars dernier, a transformé le navire de luxe en zone de quarantaine après l’apparition massive de symptômes de diarrhée et de vomissements parmi les 5 868 personnes à bord.

Au total, 104 passagers et 49 membres d’équipage ont développé une gastro-entérite aiguë.

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Un itinéraire perturbé par l’épidémie

Parti de Fort Lauderdale en Floride le 7 mars pour un périple de huit jours, le Star Princess faisait escale au Honduras et au Belize lorsque le virus a commencé à se propager.

Selon CBS News, durant la traversée vers Cozumel, sur la Riviera mexicaine, l’ampleur de l’épidémie a été signalée aux Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Le navire a néanmoins regagné son port d’attache le 14 mars comme prévu. Mais face à la contagion, l’équipage a dû appliquer un protocole d’intervention rigoureux avec l’isolement strict des malades dans leurs cabines et le renforcement des procédures de nettoyage sur l’ensemble du paquebot.

Des prélèvements ont également été effectués sur les patients pour confirmer l’origine virale de l’infection. Le programme d’assainissement des navires du CDC a par ailleurs lancé une enquête environnementale à bord pour identifier la source de la contamination.

Une série noire pour les croisiéristes

Cet incident n’est pas isolé en ce début d’année 2026. Comme le souligne le rapport du CDC, plusieurs épidémies similaires ont déjà été signalées depuis décembre, notamment sur un navire de la Holland America (80 malades) et sur le luxueux Regent Seven Seas en février dernier.

Le norovirus, particulièrement résistant et contagieux dans les espaces clos, reste le fléau majeur de l’industrie de la croisière malgré des protocoles sanitaires de plus en plus stricts.

Comment éviter les intoxications alimentaires liées aux norovirus ?

En France, les norovirus sont les principaux responsables des épidémies hivernales de gastro-entérite aiguë. Avec plus de 500 000 cas annuels, ce virus se transmet prioritairement de personne à personne par voie fécale-orale ou par les aérosols lors de vomissements. Toutefois, l’alimentation joue un rôle clé dans la propagation : la consommation de coquillages contaminés, notamment les huîtres crues, est la cause majeure des intoxications collectives. Les plats manipulés sans précaution, comme les sandwichs, ou les végétaux crus lavés avec des eaux souillées peuvent également véhiculer le virus, qui s’avère particulièrement résistant dans l’environnement.

Pour limiter les risques, l’hygiène individuelle reste le rempart le plus efficace. Un lavage de mains soigneux après un passage aux toilettes ou avant de cuisiner est impératif. Côté cuisine, il est conseillé de rincer abondamment les fruits et légumes à l’eau potable et de s’assurer de la provenance des produits de la mer. Pour les amateurs de pêche de loisir, une cuisson prolongée des coquillages est préférable. Bien que l’infection soit généralement brève, ces gestes de prévention sont essentiels pour protéger les plus fragiles et freiner la circulation virale.

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