Élue avec 86 % des voix à Saint-Béat-Lez, Charlotte Perefarres, 21 ans, devient l’une des plus jeunes maires de France. La nouvelle élue raconte une soirée électorale pleine d’émotions et son attachement viscéral au village où elle a grandi.
Au lendemain de sa victoire écrasante aux municipales, Charlotte Perefarres prend le temps de mesurer ce qui lui arrive. “J’ai du mal à réaliser le score”, confie la jeune maire de Saint-Béat-Lez, 21 ans, élue la veille au soir avec 86 % des suffrages. Elle revient avec émotion sur le moment clé de son élection : le dépouillement.
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Dimanche 15 mars, la candidate est restée toute la journée au bureau de vote. “Petit à petit, pendant l’ouverture des bulletins, on entendait : Charlotte, Charlotte, Charlotte… Et je me disais : mais ce n’est pas possible !” raconte-t-elle encore émue.
“J’ai lâché une larme”
Dans la salle, les habitants étaient nombreux. “Quand le score a été annoncé… certains ont pleuré, d’autres m’ont prise dans les bras. C’était un moment incroyable.” Elle aussi finit par craquer. “Oui, j’ai lâché une larme. Je me suis retenue toute la journée, et après tout est sorti.”
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Car derrière cette victoire se cachent plusieurs mois d’engagement et, avant cela, trois années passées comme conseillère municipale. “Sans cette expérience, je ne me serais jamais lancée là-dedans à 21 ans.”
La jeune femme mène déjà plusieurs vies : étudiante en master de droit des collectivités territoriales, monitrice de ski à Peyragudes depuis ses 18 ans et désormais maire de son village. Malgré la vie étudiante toulousaine, elle n’imagine pas quitter son territoire. “C’est bien la ville, mais moi je suis trop attachée à mon village.”
“Redonner de la fierté aux habitants”
Dans une commune d’environ 400 habitants, la proximité est pour elle une évidence. “Au début certains disaient que j’étais trop jeune. Mais en allant voir les gens, ça les a rassurés. Le dialogue, pour moi, c’est le meilleur moyen de faire avancer les choses”, assure la jeune élue, qui apprécie particulièrement écouter les gens et essayer de trouver des solutions. En ce début de mandat, elle n’a qu’une seule crainte : “décevoir les habitants qui m’ont donné leur confiance.”
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Pour le reste, Charlotte Perefarres veut croire en l’avenir. “Saint-Béat est un village fracturé, sinistré, et beaucoup pensent que tout est foutu. Moi, je ne suis pas du tout de cet avis-là. Mon rôle va être de montrer qu’on peut relever Saint-Béat et redonner de la fierté aux habitants.”
Et dès les premiers jours, elle veut rester fidèle à ce qui l’a portée jusqu’à la mairie : le contact humain. Ce week-end, son bureau sera ouvert à tous les habitants qui souhaitent venir la voir.

