March 15, 2026

Incendie de Crans-Montana : Jean-Marc Gabrielli, fils "de cœur" du couple Moretti", est accusé d’avoir contribué au verrouillage des issues du bar

l’essentiel
Sept semaines après l’incendie meurtrier du bar Le Constellation à Crans-Montana, qui a fait 41 morts, l’enquête se concentre sur Jean-Marc Gabrielli, fils “de cœur” de Jacques Moretti. Des témoignages l’accusent d’avoir joué un rôle central dans la gestion de la soirée et dans le verrouillage des issues de secours.

Après l’incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, une nouvelle plainte pénale place Jean-Marc Gabrielli, le beau-fils de Jacques Moretti, dans le viseur des enquêteurs. Xavier Thévenot, le père de la plus jeune victime, avec les représentants de neuf autres familles, contestent le rôle joué par Gabrielli le soir de l’incendie.

Selon SonntagsZeitung, la porte de service à l’arrière du bar, qui est normalement ouverte, était verrouillée le soir de l’incendie. Plusieurs clients n’ont pas pu fuir. Selon Jacques Moretti, le verrou de la porte a été installé après un dysfonctionnement de la serrure. Cela devait être temporaire.

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D’après un agent de sécurité, Jessica Moretti, Cyane Panine et Jean-Marc Gabrielli auraient décidé de verrouiller toutes les sorties du bar. Seule celle menant à la véranda était restée ouverte. Les portes étaient fermées pour empêcher l’accès ou la sortie non payante des clients. Toujours d’après l’agent de sécurité, Jean-Marc Gabrielli gérait l’accès à la caisse. La version des plaignants contredit les déclarations de Jean-Marc Gabrielli. Il affirme qu’il se trouvait à l’entrée simplement pour saluer Cyane Panine et n’avoir aucunement exercé une fonction officielle.

Les images de vidéosurveillance disent le contraire

Les images de vidéosurveillance semblent corroborer le témoignage de l’agent de sécurité. Peu avant le déclenchement de l’incendie, à 1 h 20, trois personnes contrôlaient l’accès principal, dont Jean-Marc Gabrielli et l’agent de sécurité, qui bloquaient temporairement la sortie alors que la panique commençait à s’installer. L’incendie s’est déclaré quelques minutes plus tard au sous-sol, provoquant une propagation rapide des flammes et de la fumée, et contraignant les clients à fuir dans la confusion.

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La question de savoir si Jean-Marc Gabrielli était un simple passant ou un acteur actif dans la gestion de l’entrée et des sorties reste donc au centre de l’enquête. La plainte pénale déposée par les familles vise à déterminer les responsabilités et à comprendre les raisons pour lesquelles les issues de secours n’étaient pas accessibles le soir du drame.

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