La CCI Lot et la Banque de France ont publié récemment leur baromètre 2026, révélant la résilience des entreprises lotoises, les secteurs porteurs et les principaux enseignements à retenir pour guider l’activité locale. Explications.
Dans un contexte économique toujours marqué par l’incertitude, entre tensions géopolitiques et hausse des prix de l’énergie, la CCI du Lot et la Banque de France ont récemment présenté leur baromètre de conjoncture 2026 à Cahors. Cette enquête offre un diagnostic précis sur l’état de santé de l’économie locale et régionale et permet de mesurer le ressenti des acteurs économiques face aux évolutions récentes.
Malgré ce climat complexe, les entreprises lotoises et régionales continuent de faire preuve de résilience. En 2025, l’industrie et les services marchands ont maintenu une dynamique positive, portée notamment par le secteur aéronautique, tandis que le BTP enregistrait un léger recul. Pour 2026, les chefs d’entreprise anticipent une croissance dans tous les secteurs dans lesquels l’enquête a été menée. Pour autant, le nombre de défaillances dans le département progresse plus fortement, laissant apparaître quelques signes de fragilité.
Un chiffre d’affaires relativement stable
Le chiffre d’affaires des entreprises lotoises reste relativement stable au 4e trimestre 2025, avec 46 % des entreprises lotoises déclarant une situation inchangée (39 % pour l’Occitanie), mais un tiers des entreprises de la région ont déclaré connaître une baisse et, comme fin 2024, le solde entre hausses et baisses reste pour elles fortement négatif (-12,3 % fin 2025 pour le Lot, il était de – 10,5 % fin 2024).

Dans le Lot, cette baisse concerne pratiquement tous les secteurs : les cafés, hôtels et restaurants (-34,4 %), le très important secteur touristique (9 % du PIB et des emplois), très dépendant des conditions météorologiques ; soldes d’opinion également négatifs pour les services (-19,4 %) avec un recul des investissements, pour l’industrie (-13,3 %) en raison du coup de froid sur le secteur automobile et ses sous-traitants, et pour le commerce (-9,1 %), en baisse depuis déjà plusieurs années. Seul le secteur de la construction voit son chiffre d’affaires se redresser à fin 2025 avec un solde à + 3,2 % au 4e trimestre (-10 % fin 2024).
Les marges suivent globalement les mêmes tendances au 4e trimestre, avec deux tiers des entreprises constatant une stabilisation (57 %) ou une légère progression (11 %), tandis qu’un tiers subit un recul. Les secteurs les plus impactés restent les cafés, hôtels et restaurants (solde à – 28 %), le commerce (-27 %) et les services (-34 %).
Les effectifs demeurent stables pour 80 % des entreprises. En parallèle, le secteur des cafés, hôtels et restaurants est le plus touché. 20 % des entreprises interrogées ont perdu des salariés à la mauvaise saison estivale. La trésorerie s’est améliorée, 41 % des entreprises jugeant leur situation “satisfaisante”. Seul le secteur des cafés, hôtels et restaurants présente un solde négatif (-12 %).

