L’annonce du départ de Luc Mesbah de la FDSEA vers la Coordination rurale est vivement critiquée par la fédération régionale du syndicat agricole dont il fut l’un des responsables durant des années.
“Je claque la porte parce qu’on n’est plus entendus.” Ces mots forts sont ceux de Luc Mesbah, ancien leader de la FDSEA de la Haute-Garonne qui, dans le courant de la semaine, a indiqué dans les colonnes de La Dépêche du Midi qu’il quittait le syndicat agricole, au motif que les responsables nationaux de la FNSEA ne considèrent “plus les attentes et les problématiques de notre territoire. Je n’ai jamais vu un tel mépris. Aujourd’hui, la FNSEA n’entend plus les agriculteurs d’Occitanie”, a-t-il affirmé, indiquant qu’il rejoignait les rangs de la Coordination rurale.
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À l’annonce de ce départ, la FDSEA de la Haute-Garonne, par la voix de son nouveau président, Francis Cadours, avait relativisé, indiquant qu’il prenait “des initiatives en son nom dans des réunions ou des commissions où il ne devait pas forcément porter la parole de la FDSEA”. Ce dimanche, c’est l’instance régionale du syndicat qui a décidé de réagir. Et la réponse est cinglante.
“Il ne respecte pas les règles du jeu, il est tout naturellement sanctionné”
“Quand un membre contrevient à ces principes, met en danger ses collègues agriculteurs dans des manifestations non autorisées, foule aux pieds les consignes de respect des biens et des personnes, et se comporte de manière menaçante et mensongère vis-à-vis d’autres agriculteurs… en résumé, quand il ne respecte pas les règles du jeu, il est tout naturellement sanctionné. Et selon la gravité des faits, démis de ses fonctions”, rappelle dans un communiqué l’organisation pour qui “rien ne justifiera jamais la destruction et la mise en danger de nos pairs !”.
Le syndicat estime qu’en visant les instances, Luc Mesbah “se donne le beau rôle”. “Cette attitude de la part d’un agriculteur est tout sauf responsable vis-à-vis de ses collègues qui, dans un contexte difficile pour notre agriculture occitane, ont besoin de vérité et de perspectives”, poursuit l’antenne régionale du syndicat, qui rappelle ses engagements.
Un clash interne au monde agricole qui pourrait tout de même laisser des traces au vu des dissensions nées lors des dernières crises agricoles importantes, notamment en Haute-Garonne où la mobilisation et la colère ont été très fortes.

